Pour répondre à la mission que la Confédération a confiée aux cantons, à savoir de dresser un inventaire de « patrimoine culturel immatériel », le canton de Genève lance un appel à tous les "détenteurs" ou "porteurs" de traditions vivantes afin d'établir une liste cantonale.
C'est l’ensemble des pratiques et rites sociaux que des groupes, appelés aussi "détenteurs", reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. On utilise généralement l'expression "traditions vivantes" pour définir le patrimoine culturel immatériel. Le patrimoine culturel immatériel se différencie du patrimoine bâti ou artistique, dans la mesure où ses manifestations matérielles jouent un rôle secondaire dans sa transmission. Il s'agit généralement d’usages culturels, transmis de génération en génération et qui procure un sentiment d’identité et de continuité à la communauté à laquelle il appartient.
Les traditions vivantes se pratiquent dans cinq domaines distincts :
L’initiative est venue de l'UNESCO, l'organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture qui a établi une Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, que la Suisse a ratifiée en mars 2008.
En adhérant à cette convention, la Suisse s'est engagée, comme les autres Etats parties, à "dresser de façon adaptée à sa situation, un ou plusieurs inventaires du patrimoine culturel immatériel présent sur son territoire".
La Confédération a confié aux cantons la mission d'inventorier le patrimoine culturel immatériel du pays, dans le souci d'obtenir des informations proches de la réalité vécue par la population, selon une approche qui accorde une large place aux acteurs (« bottom-up). Concrètement, chaque canton doit livrer à la Confédération, d'ici au 1er mars 2011, une liste cantonale. Sur la base de ces listes, la Confédération élaborera une sélection des traditions vivantes les plus remarquables, qui sera transmise à l'UNESCO.
Le rôle de la Confédération consiste donc à coordonner via l'office fédéral de la culture les actions menées dans les cantons.
Selon proposition de l'Office fédéral de la culture, chaque canton choisit la manière de s'organiser pour assumer sa tâche.
A Genève, un groupe de pilotage (formés d'experts) va proposer au Conseil d'Etat diverses traditions à inscrire sur la liste nationale et des traditions à inscrire sur une liste cantonale. A l'issue des travaux, le Conseil d'Etat prendra ou non la décision de réaliser un inventaire cantonal ou, plus simplement, de publier et mettre à jour la liste cantonale.
Afin de réaliser cette liste cantonale, une consultation des différents milieux concernés va être effectuée; par ailleurs le groupe de pilotage souhaite lancer un appel large afin que tout "porteur ou détenteur (cf. plus haut" d’une tradition vivante puisse proposer d'inscrire celle-ci à la liste cantonale.
Les "porteurs" d'une tradition, groupes ou personnes, devront eux-mêmes fournir les informations nécessaires à l'élaboration d'un dossier complet.
Pour pouvoir être inscrite au patrimoine culturel immatériel, une tradition vivante doit faire partie de l'un ou de plusieurs des domaines cités ci-dessus
La tradition vivante doit aussi être pratiquée depuis au moins deux générations (soit trente ans environ) au moins et sa transmission aux générations à venir garantie.
Vous êtes invité à proposer l’inscription d’une tradition vivante dont vous seriez le détenteur ou dont vous auriez connaissance par le biais du formulaire. Nous reprendrons contact avec vous pour la suite qui sera donnée à votre annonce.
Le formulaire peut également être obtenu sur demande auprès du
service cantonal de la culture : 022 / 546 66 70
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