Ecusson de Genève    Site officiel de l'Etat de Genève   
invisible    
invisible Arches de l'Hôtel de Ville
RSS Comment ça marche ?

Recherche d'un objet parlementaire
Type d'objetNuméro
57e législature / Novembre 2009 à Novembre 2013 Format d'impression de la page

M. Bernard Annen

39e réunion des Bureaux des Grands Conseils de Suisse romande,
de Berne et du Tessin, du 5 octobre 2002

Ordre du jour

Participations

Ouverture de la séance

M. Bernard Annen, président du Grand Conseil genevois
Mesdames et Messieurs les députés, il m'appartient, à brûle-pourpoint, de reprendre un certain nombre des considérations que nous avons entendues tout au long de ces exposés. Je crois pouvoir dire que les préoccupations des uns et des autres sont assez similaires, ce qui est bien la preuve que nous sommes très proches.
Un dénominateur commun apparaît: le désir de renforcement du pouvoir législatif et, aussi, davantage d'autonomie, même si c'est plus fort dans certains cantons que dans d'autres.
Je suis quant à moi impressionné par le rapport des forces évoqué par le président du Tessin. C'est là qu'on voit que le député est le parent pauvre en ce qui concerne les dépenses budgétaires. Et si cela est le cas, c'est de sa faute ! Il devrait se sentir plus concerné: son avenir est entre ses mains, il ne faut pas l'oublier.
J'ai entendu aussi le représentant de Fribourg - M. Sansonnens - dire que le Grand Conseil travaillait avec six commissions et que ce nombre lui semblait important... Heureux canton ! Nous en avons vingt-cinq, et je peux vous dire que ce n'est pas facile à gérer, dans la mesure où, depuis quelques années, le Grand Conseil genevois a obtenu l'autonomie du service du Grand Conseil ! Le président et le vice-président - M. Bernard Lescaze, qui sera président dans quelques semaines et que vous retrouverez l'année prochaine dans la délégation genevoise - sont donc, en quelque sorte, les patrons de ce service, ce qui représente une charge supplémentaire qui n'est pas si évidente que cela à supporter. Mais cela me paraît être un passage obligé. Cette charge est toutefois rendue agréable et légère grâce au travail et à la compétence de notre sautier... sautière - excusez-moi, Madame le sautier !
Si nous avons beaucoup de commissions, nous avons peu de moyens: 2,5 millions par année pour le service du Grand Conseil - ce n'est qu'un indicateur - par rapport aux 7 milliards de dépenses. C'est dire que 30 centimes sont consacrés au service du Grand Conseil pour 1000 F dépensés dans le budget de notre canton: ce n'est pas avec cette somme que nous pouvons exercer notre tâche de contrôle !
Je ne vais pas être plus long: vous avez tout à fait bien exprimé vos préoccupations, qui sont aussi les nôtres.
Notre ami neuchâtelois, M. Jean-Gustave Béguin, a évoqué, avec son bon sens d'homme de la terre, certaines crispations entre les deux pouvoirs. Si ces crispations sont réelles, il faut bien reconnaître que les relations entre le Conseil d'Etat et le Grand Conseil - en tout cas à Genève - sont excellentes. Le Conseil d'Etat - l'exécutif - a ses objectifs, le législatif a les siens: ceux-ci doivent être complémentaires dans le seul intérêt de la collectivité. Je vous remercie de votre attention. (Applaudissements.)
Je vous propose, avant d'ouvrir le débat, d'entendre le point de vue de l'exécutif. Madame la présidente du Conseil d'Etat, je vous passe la parole.
Retour haut de page
| Grand Conseil | Sessions | Mémorial | Commissions | Publications | Secrétariat général |