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| 57e législature / Novembre 2009 à Novembre 2013 |
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M. Bernard Annen
39e réunion des Bureaux des Grands Conseils de Suisse romande,
de Berne et du Tessin, du 5 octobre 2002
Ordre du jour
Participations
Ouverture de la séance
M. Bernard Annen, président du Grand Conseil genevois
Messieurs les présidents des Grands Conseils, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la présidente - nous avons en effet l'honneur d'avoir la présidente du Conseil d'Etat parmi nous - Mesdames et Messieurs les chanceliers et vice-chanceliers, Madame le sautier, Mesdames et Messieurs, chers collègues, au nom du Bureau du Grand Conseil de la République et canton de Genève, je tiens à vous souhaiter une cordiale bienvenue pour cette 39e rencontre des Bureaux romands, de Berne et du Tessin que je déclare officiellement ouverte.
Je suis très heureux de vous accueillir toutes et tous dans cette salle du Grand Conseil genevois qui, généralement, est occupée par cent députés représentant sept partis. Celles et ceux qui connaissent déjà ce parlement auront peut-être remarqué quelques nouveaux aménagements dont le but est de maximiser l'efficacité du travail des députés.
En vous disant cela, je pense notamment à l'installation du vote électronique, en janvier 2002. En effet, vous pouvez remarquer que vous disposez sur vos places de trois boutons pour pouvoir voter: oui, non ou abstention, symboles communs à l'expression démocratique.
Une gestion informatisée du vote permet ainsi l'affichage instantané du résultat et de voir qui a voté quoi, dans une parfaite transparence.
Une innovation technologique qui a grandement amélioré la vitesse de traitement des ordres du jour - vous le savez aussi bien que moi, il est assez rare, pour ne pas dire exceptionnel, d'en traiter tous les points...
Afin de fortifier cette garantie de transparence et de mémoire du travail parlementaire, les nouvelles techniques numériques d'enregistrement ont également fait leur entrée dans cet hémicycle, plutôt rectangulaire d'ailleurs.
Depuis peu, tous les débats sont enregistrés sous le célèbre format MP3, connu par tout internaute qui se respecte, et gérés par un système informatisé emprunté au Parlement fédéral pour une retranscription automatique, rapide et fidèle de tout ce qui se dit et se décide lors des séances du Grand Conseil, sans réussir néanmoins à retranscrire ce qui ne se dit pas ou même ce qui se chuchote, une nouvelle preuve que, malgré tout - et c'est heureux - la technologie a aussi ses limites.
Dans une société où tout va toujours plus vite et où le maître-mot est «performance», le Grand Conseil genevois est donc pleinement conscient de l'importance de rester à l'écoute de la modernité pour en tirer ce qu'elle a de meilleur.
Il est toutefois tout aussi important de rester fidèle à ses traditions, notamment à cet esprit confédéral si typiquement helvétique que nous avons le grand plaisir de célébrer aujourd'hui.
Un esprit confédéral à l'image des magnifiques vitraux qui ornent cette salle du Grand Conseil et qui nous rappellent que la force d'un pays se mesure aussi en fonction du respect de ses traditions et qu'écouter l'autre est le meilleur moyen de mieux se connaître soi-même.
Je m'arrêterai donc ici, puisque, comme le disait Montesquieu, «ce qui manque aux orateurs en profondeur, ils vous le donnent en longueur» !
Exposés des représentants de chaque canton sur le thème: «Indépendance et autonomie du législatif par rapport à l'exécutif - Le parlement a-t-il les moyens d'assurer sa fonction législative et de contrôle ?»
Le président. Mesdames et Messieurs les députés, j'ouvre la série des exposés sur «L'indépendance et l'autonomie du législatif par rapport à l'exécutif» ou «Le parlement a-t-il les moyens d'assurer sa fonction législative et de contrôle ?», un thème à mon sens fondamental, car comme le disait Montesquieu - encore - dans son «Esprit des lois» : «Pour qu'on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.» (Applaudissements.)
Mesdames et Messieurs les députés, vous avez sous les yeux un certain nombre de documents qui vous permettront de suivre la séance. Nous vous proposons, comme c'est la tradition dans cette réunion des Bureaux des parlements, de vous exprimer les uns après les autres en cinq minutes. Vous savez que dans notre parlement - je pense que c'est le cas aussi dans les vôtres - nous chronométrons le temps de parole... Nous ne le ferons pas aujourd'hui, mais, comme tout le monde doit pouvoir s'exprimer, il faut essayer de nous en tenir au temps qui nous est imparti. Je vais passer la parole au représentant de chaque délégation, selon l'ordre figurant sur la feuille qui vous a été remise.
Après vos interventions, je terminerai en vous disant quelle est la situation à Genève, et, enfin, puisque, nous avons la chance d'avoir la présidente du Conseil d'Etat avec nous, qui est très intéressée par le thème qui est proposé, nous pourrons entendre sa version, sous l'angle d'un membre du gouvernement cantonal. Quoi qu'il en soit, nous lui souhaitons tous qu'elle s'élève jusqu'à Berne.
Mesdames et Messieurs les députés, tout d'abord j'ai le plaisir de passer la parole à M. Sylvain Astier, député du canton de Berne.

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