Vous
avez peut-être vu ces grands anneaux lumineux, pleins ou troués,
suspendus entre les branches dénudées - saison oblige -
des célèbres marronniers de la Treille, œuvres éphémères
de deux artistes suisses, Yasmine Nicoucar et Nicolas Steiniger. Des anneaux
illuminés qui attirent le regard vers le lointain, vers la lumière,
vers l'avenir... Vers l'avenir du canton, peut-être, car ces anneaux
peuvent symboliser les différentes cibles à atteindre, cibles
mentionnées dans le fameux discours de Saint-Pierre prononcé
par le Conseil d'Etat genevois dans la Cathédrale en décembre
2005. Dans la ligne de mire gouvernementale, on trouve: restaurer la confiance
et l'autorité de l'Etat, retrouver la liberté pour innover
et gouverner autrement.
Bien sûr, en observant ces cibles, je ne peux m'empêcher de penser que, pour atteindre tous les objectifs qui ont été fixés, nous aurons besoin de plus d'un Legolas pour viser droit au but. Vous savez, Legolas, le personnage aux longs cheveux blonds imaginé par John Ronald Reuel Tolkien (1892-1973), professeur à Oxford, dans son ouvrage qu'il mit des années à rédiger, j'ai nommé le fameux Seigneur des Anneaux. Legolas est le prince des Elfes de la Forêt Noire et son nom se marie fort bien avec les arbres de la Treille et le fameux bourgeon-baromètre puisque qu'il signifie… Feuille Verte. Et Legolas ne pourrait que nous assurer du franc succès de nos travaux puisqu'il est connu et reconnu comme l'un des meilleurs archers de la Terre du Milieu…
Mais revenons sur nos terres ou plutôt à l'Hôtel de Ville et alentours. Je vous disais l'an dernier que le gouvernement était bien décidé à ne pas s'en tenir à des promesses électorales, à changer et à marquer le terrain. Il a tenu ses promesses puisqu'il a remanié tambour battant ses départements, changé des dénominations, investi différents bâtiments de la rue de l'Hôtel-de-Ville, tout cela afin d'œuvrer sous le signe de la proximité et de la transversalité. Il a également œuvré dans les domaines du logement, du chômage, de l'assainissement des finances.
Quant à la Chancellerie d'Etat, elle a soutenu et accompagné ces changements.
A titre d'exemple, nous avons rempli plusieurs missions dont nous pouvons être fiers, dont celles de ramener Telecom à Genève en 2009, de mener à bien la refonte du site Internet officiel de l'Etat, de poursuivre la mise en place du vote par internet ainsi que de consolider l'énorme travail de facilitation effectué auprès des organisations non gouvernementales (ONG).
Quant à l'année à venir, elle promet d'être soutenue en termes de défis à relever: trois opérations de dépouillement centralisé avec les élections municipales et administratives au printemps 2007 et fédérales en automne de la même année. Sans oublier la mise en place du guichet universel physique qui permettrait à tout un chacun, aux non-adeptes de l'informatique, d'obtenir diverses prestations de l'Etat en un même lieu et donc de simplifier nombre de procédures et autres déplacements pour la population, donnant ainsi une image nettement plus performante de l'Etat.
En conclusion, j'aimerais imaginer que ce personnage suspendu au-dessus de la rade est une forme de réincarnation bienveillante et clairvoyante de Denis de Rougement prononçant ces paroles: "Rien ne devient jamais réel qui n'ait pas d'abord été rêvé."
Je tiens à vous dire, à vous lectrices et lecteurs fidèles de la FAO, à vous habitantes et habitants de ce canton, que je rêve pour vous toutes et tous d'une belle et lumineuse année 2007.
Robert Hensler
Chancelier d’Etat