Lundi
dernier, plus de 64'000 élèves et apprentis ont repris le
chemin de l'école, encadrés par plus de 4'900 postes d'enseignants.
Comme chaque année, la rentrée scolaire est une opération
aussi vaste que délicate, qui nécessite de minutieux travaux
d'organisation entrepris durant les mois qui la précèdent.
De l'école enfantine à la fin du degré secondaire
post-obligatoire, les professionnels de terrain vont une fois de plus
investir toute leur compétence au service des élèves.
Au cours des premiers jours qui suivront cette rentrée, les élèves
et leurs parents recevront toutes les informations utiles afin que l'enseignement
se déroule dans les meilleures conditions. Dans l'esprit de la
loi, le Département de l'instruction publique s'engage notamment
à poursuivre les efforts entrepris pour permettre l'accueil des
élèves de toutes origines et à encourager les initiatives
visant à lutter contre toute forme de violence et d'incivilité.
Ce dernier point est aujourd'hui essentiel. Certains événements
largement médiatisés ces derniers mois n'ont fait que mettre
en évidence une priorité fondamentale du Département
de l'instruction publique : pour que les conditions d'apprentissage offertes
par l'école publique puissent porter leurs fruits, il importe d'appliquer
avec rigueur et discernement un certain nombre de règles de conduite.
Le cas échéant, l'institution doit avoir recours aux sanctions
prévues en cas de violation de ces règles et soutenir celles
et ceux qui les appliquent.
Les termes d'autorité et de respect ont longtemps été empreints à tort d'une connotation péjorative. Je crois que le temps est venu de leur redonner tout le sens qu'ils méritent. Il y a aujourd'hui une conjonction d'éléments qui permet de mener cette réflexion de manière constructive. Les acteurs de l'école, enseignants, élèves, parents sont de plus en plus demandeurs de règles et de limites clairement établies et reprécisées.
Dans ce contexte, il me semble important de rappeler une évidence, à savoir qu'assumer sa part d'autorité est une responsabilité qui concerne aussi bien les parents, que les enseignants, les directions et l'institution scolaire. Chacun, en le faisant, contribue à la qualité de vie à l'école. Mais dès que l'un ou l'autre renonce à assumer sa part de responsabilité et la reporte sur autrui, le respect se perd et les conditions se dégradent. "Il est interdit d'interdire" proclamait-on en 1968! Ce slogan aura fait bien des dégâts Il aura surtout occulté trop longtemps le fait que ce sont les règles établies et respectées qui permettent la vie en commun.
L'école ne peut et ne doit pas tout faire. La première des missions qui lui est dévolue de par la loi est "de donner à chaque élève les moyens d'acquérir les meilleures connaissances". Ce n'est pas la seule mission mais c'est celle sans laquelle les autres ne peuvent être réalisées: éducation à la citoyenneté, développement de la personnalité, etc. L'école doit aussi assumer sa part éducative. Mais la loi relève que cette part est complémentaire à celle que doivent assumer les parents. Et même si, aujourd'hui, les habitudes de vie rendent la tâche plus complexe, il n'en reste pas moins indispensable que chacun respecte son rôle et endosse sa part de responsabilité.
Dans cet esprit, avec l'appui de la Conférence de l'instruction publique - dans laquelle sont représentés parents, enseignants, cadres du DIP, partis politiques et associations professionnelles - le Département va rappeler, dans un courrier adressé aux parents et aux élèves majeurs, l'importance que chacun doit accorder au respect des règles qui sont diffusées chaque année par les écoles auprès des familles. Ces règles sont la condition pour que s'établissent des relations claires entre tous les partenaires de l'école et pour que règne un climat propice à l'enseignement.
Préciser les règles et les rappeler au souvenir de tous implique aussi de dire clairement que leur transgression doit être sanctionnée. Ce n'est jamais très populaire de le rappeler, mais c'est indispensable. Là aussi, il s'agit d'agir avec discernement.
Nous vivons dans une société où la liberté, la responsabilité et le respect sont des valeurs qui ne doivent pas rester lettre morte.
A nous, tous ensemble, de faire en sorte que l'école soit véritablement le lieu d'apprentissage que nous souhaitons tous.
Martine Brunschwig Graf
Conseillère d'Etat chargée du Département de l'instruction
publique
Bien que l'école ne soit obligatoire qu'à partir
de l'âge de 6 ans, près de 90% des enfants de notre
canton fréquentent dès l'âge de 4 ans la première
année de l'école enfantine. Et la tendance est à
la hausse.
Face à cette réalité, le Département
de l'instruction publique a décidé de clarifier le
statut de ces deux premières années de scolarité,
durant lesquelles se mettent en place des apprentissages déterminants.
Une première étape de cette clarification a déjà
été réalisée en incluant les deux années
d'école enfantine dans les objectifs d'apprentissage de l'école
primaire.
Une nouvelle étape est franchie à l'occasion de la
présente rentrée scolaire, avec l'introduction de
moyens d'enseignement de mathématiques et d'écriture
propres au cycle élémentaire, c'est-à-dire
pour les enfants de 4 à 8 ans, depuis la 1ère année
enfantine jusqu'à la 2e année primaire.
Plus que jamais, l'école enfantine s'inscrit donc aujourd'hui
dans le cadre d'un processus continu d'apprentissage. Les deux premières
années d'école constituent notamment une partie essentielle
de l'effort entrepris tout au long de la scolarité pour améliorer
les compétences des élèves en français.
M.B.G
L'enquête annuelle de l'Office cantonal de la statistique a permis
de recenser 508 logements vacants dans le canton au 1er juin 2002. En
quatre ans, la chute du nombre de logements vacants est spectaculaire
: de 3 084 en 1998 à un peu plus de 500 cette année. Quant
au taux de vacance, il faut remonter à 1986 pour observer une valeur
aussi basse.
Le taux de vacance, c'est-à-dire le rapport, en pour cent, entre
le nombre de logements vacants (à vendre ou à louer) et
celui des logements existants est l'indicateur utilisé pour mesurer
le degré de tension qui règne sur le marché du logement.
A Genève, on considère que le marché est fluide quand
le taux de vacance est égal ou supérieur à 2 %. Après
avoir fluctué entre 1,44 % et 1,66 % durant les années 1993
à 1998, le taux de vacance a chuté ces quatre dernières
années, passant de 1,58 % en 1998 à 0,24 % en 2002.
Comme les années précédentes, la forte croissance
de la population résidante du canton (6 350 habitants en plus entre
fin mai 2001 et fin mai 2002) et la relativement faible augmentation du
nombre de logements (1 232 en plus pour la même période)
contribuent à expliquer cette évolution.
Déjà très bas auparavant, le taux de vacance ne varie pas beaucoup pour les logements de taille moyenne ou grande : il se fixe à 0,20 % pour les logements de 4 pièces, ainsi que pour ceux de 5 pièces, alors qu'il était respectivement de 0,26 % pour les premiers et de 0,23 % pour les seconds en 2001. Parmi les grands logements, il passe de 0,16 % en 2001 à 0,17 % cette année pour les 6 pièces, et de 0,33 % à 0,34 % pour les 7 pièces ou plus. Concernant les petits logements, pour lesquels la pénurie était légèrement moins marquée, la diminution enregistrée cette année est assez nette : le taux passe de 0,76 % en 2001 à 0,33 % en 2002 pour les studios et les 2 pièces, et de 0,42 % à 0,26 % pour les 3 pièces. Précisons que la cuisine est toujours comprise dans le nombre de pièces indiqué.
Département de l'économie, de l'emploi
et des affaires extérieures
Office cantonal de la statistique