Après 35 ans passés au service de la communauté, Monsieur Yves Martin, secrétaire général du Département de l'intérieur, de l'environnement et des affaires régionales (DIER), quittera ses fonctions au 31 décembre 1995. On gardera un souvenir ému de cette personnalité qui a su tout au long de sa carrière publique se faire apprécier par sa gentillesse et sa disponibilité non seulement de ses présidents successifs qui lui ont tous accordé leur entière confiance, mais aussi de ses collaborateurs et de la population genevoise qu'il a côtoyée avec dévouement en sa qualité de conseiller des autorités communales du canton.
Des conseillers d'Etat, Yves Martin en a connu pas moins de six. D'abord, Emile Dupont au Département du commerce, de l'industrie et du travail, ancien nom du Département de l'économie publique (DEP), puis, toujours au DEP, André Ruffieux, Henri Schmitt et Alain Borner. Ensuite, dès 1981, année où il est nommé secrétaire général du Département de l'intérieur et de l'agriculture, devenu le Département de l'intérieur, de l'environnement et des affaires régionales, il est le bras droit de Pierre Welhauser à qui succédera Claude Haegi en 1989.
"Avec l'arrivée de Claude Haegi, se souvient le secrétaire général, la réorganisation du département vers plus d'ouverture sur l'extérieur et sur les préoccupations touchant à l'environnement s'est considérablement accélérée. Nous avons d'abord créé la structure s'occupant des affaires régionales à laquelle se sont greffées en 1993 les questions relatives aux affaires européennes et à la coopération au développement. Et récemment, nous avons regroupé au sein du département toutes les activités liées à l'environnement en créant une direction générale et un Conseil de l'environnement de 40 membres."
Sous la présidence de Claude Haegi, quatre grands domaines prioritaires ont particulièrement occupé Yves Martin: les relations avec les communes, l'environnement, les affaires régionales et européennes, et le logement social. Mais le secrétaire général n'en oublie pas pour autant l'intérêt qu'il portait à son travail lorsqu'il était en charge de l'économie de la République. "La première crise pétrolière en 1973 s'est traduite par une crise économique et une baisse conjoncturelle sensible à Genève. Ce furent des moments difficiles, mais venir en aide aux entreprises en difficultés a été pour moi une véritable satisfaction. C'est dans ces moments-là que la notion de service public prend tout son sens."
Parmi les bons souvenirs qu'il emportera dans ses bagages, Yves Martin
mentionne les excellentes relations avec ses collègues secrétaires
généraux, les relations avec les communes et les milieux
agricoles, toujours cordiales et positives, les contacts transfrontaliers
entretenus avec les autorités de la France voisine. Entre autres,
il est heureux que le collège des secrétaires généraux
ait pris plus d'importance sous la présidence du chancelier d'Etat
Robert Hensler, "un homme dont l'esprit d'ouverture et le souci constant
de faire circuler l'information au sein de l'administration et vers l'extérieur
sont à saluer".
Aujourd'hui, jetant un bref coup d'oeil en arrière, Yves Martin
exprime humblement son long parcours à travers l'administration.
"Une carrière comme la mienne est un peu exceptionnelle. J'ai
eu de la chance et je considère comme un privilège d'avoir
pu m'intéresser à tant de dossiers, des questions liées
à l'économie genevoise à celles des affaires communales
et transfrontalières. Mes chefs de département m'ont toujours
tenu au courant des dossiers les plus délicats, c'est un témoignage
de confiance et d'amitié que je n'oublierai jamais."
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Chancellerie d'Etat
On gardera un souvenir ému de Monsieur
Yves Martin dont la gentillesse et la disponibilité lui ont valu
la sympathie non seulement de ses présidents, mais aussi de ses
collaborateurs et de la population.
Président du Conseil d'Etat