Si vous êtes sans emploi, cherchez du travail ou venez d'être licencié, sachez que la LACI (Loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité) vous permet, en règle générale, de percevoir des indemnités de chômage. Les modifications liées à la dernière révision de la LACI sont entrées en vigueur le 1er avril 2011.
La loi plus étroitement les périodes de cotisation et d'indemnisation. Ainsi, le nombre d'indemnités dépend non seulement de votre âge et de votre situation mais également du nombre de mois durant lesquels vous avez cotisé à l'assurance-chômage. Les indemnités sont octroyées dans les limites d'une période de 2 ans. Cette période de deux ans est appelée : "période d'indemnisation".
Pour obtenir les prestations de chômage, l'inscription à notre agence de placement ORP doit avoir lieu au plus tard le premier jour qui suit la fin des rapports de travail, si vous ne voulez pas être pénalisé. Après l'inscription, une fois que vous aurez adressé à votre caisse tous les justificatifs nécessaires, vous saurez si vous avez droit ou non à des indemnités de chômage.
C'est votre caisse de chômage qui détermine votre droit aux indemnités. En règle générale, pour pouvoir en bénéficier, il faut :
C'est votre caisse de chômage qui fixe le montant de vos indemnités et qui en assure le paiement.
Le montant de vos indemnités de chômage se calcule sur la base d'un salaire de référence appelé gain assuré. En règle générale, celui-ci correspond aux 6 derniers mois de salaire soumis à cotisation avant le début de la période d'indemnisation, allocations familiales non comprises. Depuis le 1er avril 2011, suite à la révision de la LACI, ne sont plus pris en compte dans le calcul du gain assuré :
Dans le cas où vous percevez 13 salaires par an, votre gain assuré équivaut au dernier salaire mensuel multiplié par 13 et divisé par 12. Toutefois, si votre salaire a fortement varié durant les derniers mois de travail, le gain assuré correspond à la moyenne salariale des 6, voire des 12 derniers mois. Calculez vos indemnités.
Note : le montant minimum relatif au gain assuré est fixé à 500 francs. En d'autres termes, vos revenus doivent être équivalents ou supérieurs à 500 francs par mois pour être pris en compte par l'assurance-chômage. Le gain assuré ne peut jamais être supérieur à 10'500 francs.
Vos indemnités de chômage correspondent à 70% de votre gain assuré. La proportion est de 80% si :
Par ailleurs, les cotisations légales obligatoires aux différentes assurances sont déduites de vos indemnités. Si vous pouvez percevoir des indemnités sans avoir cotisé à l'assurance-chômage, votre gain assuré est basé sur un montant forfaitaire en lien avec votre formation.
Article 14 de la LACIVotre droit aux indemnités peut être suspendu si vous ne respectez pas certaines obligations.
La LACI fixe le nombre maximum d'indemnités journalières pouvant être perçues, en règle générale, pendant deux ans (période d'indemnisation). Le jour de référence marquant le début de cette période d'indemnisation est le premier jour pour lequel vous remplissez toutes les conditions du droit à l'indemnité.
La durée de vos indemnités dépend très étroitement de la durée de votre période de cotisation à l'assurance-chômage. En règle générale :
Qui a droit à combien d'indemnités ? Cas spécifiques
Note : la révision de la LACI, entrée en vigueur le 1er avril 2011, ne permet plus l'augmentation du nombre d'indemnités journalières dans les cantons particulièrement touchés par le chômage.
Le nombre moyen d'indemnités que vous percevez chaque mois est de 21,7. En effet, le nombre mensuel de jours ouvrables varie entre 20 et 23. La caisse de chômage ne verse les indemnités qu'à la fin du rapport de travail. Si vous êtes malade ou accidenté pendant le délai de congé, renseignez-vous auprès d'une caisse de chômage sur une éventuelle prolongation de ce délai, et sur les conséquences de cette prolongation.
Sauf exception, vous subissez un délai d'attente de 5 à 20 jours. Cela signifie que vous ne percevez pas d'indemnités pendant les 5 à 20 premiers jours de chômage contrôlés.
Pour les assurés devant observer un délai d'attente de 120 jours, la nouvelle loi leur permet de participer (durant ce délai) à un stage professionnel pour autant que le taux de chômage moyen en Suisse des 6 derniers mois soit supérieur à 3,3%.
Les jeunes qui terminent l'école obligatoire et qui s'inscrivent directement au chômage peuvent, quant à eux, prendre part à un semestre de motivation (SEMO). Le SEMO est une mesure conçue spécialement pour les jeunes ayant terminé ou interrompu une école ou en rupture d'apprentissage et qui n'ont pas encore d'idée précise de leur avenir professionnel. L'objectif du SEMO est de les aider à obtenir un diplôme.
Depuis la révision de la LACI, entrée en vigueur le 1er avril 2011, la durée maximale de l'allocation d'initiation au travail (AIT) a été étendue à 12 mois pour tous les assurés de 50 ans et plus. La part versée par l'assurance-chômage, dans le cadre d'une AIT, s'élève à 50% en moyenne du salaire (contre 40% pour les moins de 50 ans).
Par ailleurs, la nouvelle loi prévoit toujours (jusqu'à échéance du délai cadre) que vous puissiez terminer une AIT même si votre droit aux indemnités journalières expire pendant la mesure. L'assurance-chômage continue de prendre les coûts à sa charge.
Selon la législation sur le droit aux allocations familiales, peuvent bénéficier des allocations familiales les personnes indépendantes, salariées ainsi que celles sans activité lucrative.
Pour un couple marié dont l'un des parents travaille et l'autre est au chômage, l'activité salariée prime et c'est le parent salarié qui doit déposer la demande d'allocations, ce indépendamment du fait que les allocations familiales étaient versées à l'assuré durant son dernier emploi.
En règle générale, les allocations familiales pour les enfants jusqu'à 16 ans, ainsi que les allocations de formation pour les étudiants jusqu'à 25 ans, sont versées par la caisse d'allocations familiales cantonale à l'un des parents. Si vous êtes partiellement au chômage, c'est cette caisse qui continue de vous verser les allocations.
Lorsque vous êtes entièrement au chômage et que vous percevez les indemnités, c'est la caisse de chômage à laquelle vous êtes affilié qui vous verse les allocations familiales. Dès que vous obtenez un gain intermédiaire de 580 francs ou plus, la caisse de compensation de l'employeur paie alors les allocations familiales durant toute votre période d'activité.
En cas d'activité indépendante déclarée en gain intermédiaire de 580 francs ou plus, la caisse de chômage ne verse plus les allocations familiales, sauf si la caisse de compensation détermine que l'activité en question ne relève pas du statut d'indépendant et rend une décision négative pour le versement desdites allocations. Dès lors et sur présentation d'une décision négative de l'autorité compétente, la caisse de chômage peut reprendre le paiement des allocations familiales.
Si la rémunération indépendante est convenable, l'assuré n'émarge pas à l'assurance-chômage durant la période concernée et les allocations familiales ne lui sont pas dispensées. Le cas échéant, il appartient à la caisse de compensation de lui rétribuer les allocations familiales.
Les deux parents, qu'ils soient mariés, séparés ou divorcés, ont droit à une indemnité de chômage de 80% pour autant que l'enfant poursuive une formation au-delà de ses 18 ans et au maximum jusqu'à 25 ans. Vous devez néanmoins fournir un document d'établissement scolaire attestant que votre enfant poursuit ses études et qu'il est donc encore à votre charge.
Votre droit aux indemnités peut être suspendu en particulier lorsque :
En cas de doute sur ces différents points, des enquêtes menées par les inspecteurs de l'OCE peuvent avoir lieu. Ces derniers exercent leur devoir de "contrôle".
Les jours de suspension sont de 1 à 15 jours pour une faute légère, de 16 à 30 jours pour une faute moyenne, de 31 à 60 jours pour une faute grave. Sont notamment réputées fautes graves : le fait de donner son congé sans raison valable ou de refuser un travail convenable.
Pas d'accord ?
Si vous désirez contester une décision prise à votre encontre par un service de notre office, vous avez la possibilité de faire opposition auprès du Groupe des décisions en matière d'assurance chômage dans un délai de 30 jours à partir de sa notification. S'agissant des caisses de chômage, vous devez directement vous adresser à la caisse qui a rendu la décision.
Avec l'entrée en vigueur des accords bilatéraux le 1er juin 2002, la Suisse a repris la législation européenne relative à la coordination des assurances sociales. Qu'est-ce que cela implique en matière de droit au chômage ?
Voir aussi : Travailler dans l'UE/AELE
Un travailleur frontalier est considéré comme tel lorsqu'il réside dans un pays, travaille dans un autre pays et retourne au moins une fois par semaine dans son pays de résidence.
Si vous résidez par exemple en France voisine et que vous travaillez à Genève, vous êtes considéré comme un travailleur frontalier. En cas de perte d'emploi, vous devez alors prétendre aux indemnités de chômage en France (pays de résidence). Pour ce faire, vous devez d'abord effectuer des démarches en Suisse pour obtenir le formulaire E301, délivré par une caisse de chômage reconnue à Genève.
Le montant des indemnités de chômage allouées par la France (pays de résidence) sera calculé sur la base du salaire suisse, selon la méthode de calcul prévue par la législation française. Vous serez indemnisé en Suisse (pays d'emploi) dans les cas suivants :
Voir aussi : Travailler dans l'UE/AELE
Heures d'ouverture : 8h00-12h30 et 13h30-17h00