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Les trois scénarios de base à partir desquels la commission HHS a étudié différentes variantes d'horaire respectent tous les contraintes et critères suivants:
Les problèmes posés par deux des scénarios et les raisons qui ont conduit la commission HHS à les écarter pour dessiner les contours d'un horaire réparti sur 4 jours ½ hebdomadaires sont résumés ci-après.
Aucune des différentes variantes de ce scénario de base n'a été retenue par la commission, notamment parce que:
Pour les élèves
Ce type d'horaire est en contradiction avec les études menées sur les rythmes de vie et rythmes scolaires des enfants. Ces travaux, tels ceux du professeur François Testu auditionné par la commission, démontrent:
- que la semaine de 4 jours crée une «rupture» qui, ajoutée à celle du week-end, provoque une désynchronisation permanente du rythme de l'enfant;
- que l'allongement de la journée scolaire est inefficace sur le plan des apprentissages à cause de la fatigue, la lassitude et, par conséquent, la baisse de réceptivité qu'elle induit.
Pour les familles
Ce modèle maintient le mercredi de congé pour les élèves de l'enseignement primaire actuel et présente des avantages pour les familles qui n'auraient pas à modifier leur mode d'organisation. Mais il maintient également une différence entre les élèves du primaire et du cycle d'orientation, ce qui ne facilite pas obligatoirement la tâche des parents qui ont un enfant dans chaque niveau.
Pour les activités extrascolaires
Si le temps d'enseignement est rallongé le matin (12h15), la pause de midi devrait être raccourcie, ce qui n'est pas envisageable du point de vue de l'organisation actuelle des restaurants scolaires.
Si les cours se terminent à 17h l'après-midi, les possibilités d’accès aux activités extrascolaires sont réduites et l'organisation de certaines activités sportives et culturelles est plus difficile (exemple: la concentration des cours de musique en toute fin de journée est problématique du point de vue de la fatigue des élèves, de leur niveau de réceptivité et des contraintes horaires des enseignant-e-s.
Ce modèle permettrait de conserver la disponibilité actuelle des salles ou des terrains extérieurs utilisés le mercredimatin pour des activités sportives. Une étude plus fine révèle cependant que le nombre d'activités qui se déroulent uniquement le mercredi matin n'est pas très élevé. Un report de celles-ci sur le mercredi après-midi ne poserait pas de problème insurmontable.
François Testu est professeur en psychologie et spécialiste du rythme de l'enfant. Il est l’auteur de nombreux articles scientifiques, rapports d’évaluation et ouvrages sur les rythmes de vie des enfants. Chef de Projet pour l’Académie d’Orléans-Tours, il a conduit de 1998 à 2001 la recherche consacrée à «l’école du XXIe siècle». Il a dirigé des études sur les rythmes de vie des enfants à Bourges, Paris, Tours, Rennes, Evry, Roanne, à la Martinique, à Mayotte, en Allemagne, Espagne, Grande-Bretagne.
Aucune des différentes variantes de ce scénario de base n'a été retenue par la commission, notamment parce que:
Pour les élèves
Selon les études sur les rythmes de vie, la prolongation du temps d'enseignement en fin de matinée (dès 11h30) est peu propice. De plus, la plage horaire qui, selon les études, est favorable aux apprentissages (dès 14h30) n’est pas utilisée.
Le temps accordé au repas de midi serait significativement réduit et empêcherait les restaurants scolaires de répondre à la demande.
Pour les familles
Pour la majorité des élèves, la fin de l'enseignement à 14h30 suppose l’organisation d’une offre d’activités extrascolaires dès le début de l'après-midi afin d’éviter que les enfants soient plus longtemps livrés à eux-mêmes qu'aujourd'hui pendant l'après-midi.
L'application d'un modèle horaire de ce type pourrait contraindre certains parents à réduire encore leur temps de travail pour assurer une présence l'après-midi ou au contraire à l'augmenter pour, entre autres, assumer des dépenses supplémentaires requises pour les activités extrascolaires.
Pour les activités extrascolaires
Le nombre de salles ou de terrains actuellement disponibles le mercredi matin serait réduit. Si l'on considère l'ensemble des activités extrascolaires, il faudrait trouver rapidement plus d'équipements, plus de locaux et plus de personnel d'encadrement. Or, dans le domaine du sport, il serait plus difficile de disposer d'un personnel d'encadrement souvent bénévole en début d’après-midi.
Les communes ne peuvent envisager, à court terme, une augmentation massive des prestations dès le début de l'après-midi.
NB: Les écoles de musique qui, par délégation du DIP, doivent assurer l'enseignement musical, pourraient par contre facilement organiser des cours dès le début de l'après-midi.
Le Groupement intercommunal pour l'animation parascolaire (GIAP) se doit d'offrir des repas répondant aux prescriptions réglementaires (repas chaud équilibré, Fourchette Verte, etc.), dans les écoles éloignées des cuisines et restaurants scolaires et/ou là où plusieurs services sont nécessaires (plus de 10 000 enfants fréquentent les cuisines scolaires).
C'est l'une des variantes de ce scénario de base que la commission a souhaité mettre en consultation parce que, après avoir analysé les avantages et les inconvénients de ce type d'horaire, elle estime qu'elle pourrait représenter une solution satisfaisante.
Pour les élèves
Il tient compte des études sur les rythmes de vie des enfants en occupant la deuxième partie des demi-journées (périodes les plus propices à l’apprentissage), en n’allongeant pas la journée scolaire et en supprimant la rupture de rythme inadéquate induite par le mercredi de congé.
Pour les familles
Il n’introduit pas de changement dans les heures de début et de fin des cours de l’horaire actuellement en vigueur le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi.
Il facilite l’organisation des familles dont les parents travaillent le mercredi.
Il maintient, et étend partiellement au mercredi, l’offre actuelle d’activités parascolaires.
Pour les activités extrascolaires
Pour les activités extrascolaires Il réserve un temps suffisant à la pause de midi qui permet tant à l’enfant de passer la pause à domicile, qu'aux cuisines et restaurants scolaires d’assurer les deux services (voire trois) nécessaires actuellement pour répondre à l’exigence de qualité des repas servis.
NB: La disparition du mercredi matin devrait être «compensée» par un temps de pause de midi adapté ou par la mise en place d’un système permettant aux enfants de participer à des activités pendant le temps scolaire, afin d’éviter la diminution de l’offre de certaines activités culturelles et sportives. Cela entraînerait aussi de possibles répercussions sur les conditions de travail du personnel employé par les associations et écoles offrant ces prestations.
Tous les modèles étudiés induisent une division de l’enseignement en périodes de 45 minutes. Il s'agit d'une mesure nécessaire pour la gestion du personnel de l’établissement puisque l'équivalent de la demi-journée supplémentaire dans l'horaire de l'élève sera pris en charge par un autre enseignant que le titulaire. En effet, l’introduction d’une demi-journée supplémentaire d’école se fera sans que la charge des enseignant-e-s soit augmentée et certains cours, notamment pour les tout petits, seront donnés en demi-classe.
EIAP: Enseignement individualisé et appui (présence des élèves facultative ou selon les besoins)
ES: Etudes surveillées (selon les besoins)
Activités parascolaires facultatives et disponibles selon les besoins identifiés par les communes. (Actuellement, dans un nombre très restreint d’écoles où le besoin est particulièrement avéré, un accueil du matin est offert entre 7h et 8h)

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