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Conseil d'Etat

Discours de Saint-Pierre

Prononcé lors de la prestation de serment du Conseil d’Etat par son président François Longchamp le lundi 7 décembre 2009 en la Cathédrale Saint-Pierre.

discours

Mesdames, Messieurs,

Genève se trouve aujourd’hui à un carrefour. Sa croissance implique des choix stratégiques, décisifs pour son avenir. Notre canton a connu déjà, par le passé, de telles étapes. Et il a trouvé les ressources pour les franchir. Il y a eu la volonté souveraine des Genevois d’adopter la Réforme, en 1536. Il y a eu, trois siècles plus tard, la révolution fazyste. On a trouvé le courage, par exemple, de détruire les murailles. Ce fut un geste fort. Ces murailles, qui protégeaient encore en 1602, étaient devenues un obstacle à la prospérité. Pour que Genève puisse rester Genève, il fallait qu’elle change de dimension.

160 ans plus tard, le problème se pose à nouveau : Genève doit entrer dans une nouvelle dimension, et l’assumer. A l’aube de cette nouvelle législature, nous savons que les frontières qui nous ont protégé, finiront par nous étouffer si nous ne parvenons pas à les dépasser. C’est le message politique que Genève a donné, il y a huit jours, en acceptant massivement de réaliser une infrastructure ferroviaire d’importance, le CEVA. C’est la volonté qu’elle a exprimée en confirmant, vote après vote, sa volonté de conclure des accords politiques et commerciaux entre la Suisse et l’Union européenne. Et c’est le vœu qu’elle a formé en soutenant, de manière constante et encore récemment, la présence des organisations internationales sur notre sol.

Celles et ceux qui gouvernent notre canton, celles et ceux qui participent à son destin, celles et ceux qui sont attachés à son harmonie doivent aussi veiller à ce que les changements ne laissent personne au bord de la route. Les grandes ambitions de Genève ne doivent pas se réaliser au détriment des plus faibles. Et c’est précisément parce que nous vivons une époque de profonds changements que nous avons besoin de repères solides. C’est sur ces repères que l’on doit s’appuyer pour avancer. L’État est l’un de ces repères.

Mesdames, Messieurs,

Le gouvernement élu vient de prêter serment devant vous en la Cathédrale Saint-Pierre, comme toutes les autorités élues l’ont fait avant lui depuis 700 ans exactement, et comme la Constitution l’exige depuis 1847. Par la volonté du peuple, il nous reviendra le devoir, l’espace d’un temps, d’assumer les responsabilités exécutives pour porter un héritage et le faire fructifier. Au-delà de nos différences, nous voulons travailler ensemble. Nous respecterons la collégialité qui seule garantit la démocratie de concordance. Il nous incombe aussi de vous dire, en ce lieu symbolique, les repères qui guideront notre action ces quatre prochaines années.

Valoriser l’effort et le travail

Poser des repères pour avancer, c’est d’abord valoriser l’effort et le travail. Dans une économie de plus en plus exigeante, l’État doit s’assurer que chacun puisse trouver sa place. Cela passe par une formation de qualité. L’école publique et laïque est garante de l’égalité. Elle doit donner sa chance à chacun en cultivant le goût de l’effort, du travail bien fait et de l’exigence. Chacun doit être en mesure d’atteindre au moins une certification de l’enseignement post obligatoire ou professionnel. C’est le sens des réformes que nous avons engagées, notamment dans le cadre de l’harmonisation scolaire et de la revalorisation de la formation professionnelle. Pour l’avenir, nous voulons une école où l’on travaille plus, c'est-à-dire autant que dans les cantons qui nous entourent. Nous voulons une école qui soit plus en phase avec la société d’aujourd’hui, en garantissant un accueil continu des élèves, en collaboration avec les communes et les milieux associatifs privés. Nous voulons enfin une école qui tienne compte de la réalité des quartiers ou des communes socialement défavorisées en renforçant, là où il le faut, les moyens à disposition.

L’insertion par le travail et la remise en activité doit aussi motiver nos politiques sociales. L’égalité des chances exige que l’on donne davantage à ceux qui sont dans les difficultés : les personnes handicapées ou celles frappées par la maladie grave, les chômeurs, en particulier les plus âgés, quand on connaît les ravages que le chômage peut impliquer pour ceux qui en sont frappés, pour leur famille, pour leurs enfants, pour leurs amis. C’est pourquoi nous ferons encore plus d’efforts pour les chômeurs de très longue durée. Nous leur permettrons par exemple de bénéficier des emplois de solidarité lorsque la volonté ou la possibilité de travailler demeure. Nous nous attaquerons aussi à une forme de pauvreté particulièrement injuste, celle qui frappe les familles qui travaillent. On ne peut pas admettre que des parents qui travaillent ne disposent pas des moyens pour assurer une vie décente à leurs enfants. Nous agirons donc non pas par l’instauration d’un salaire minimal, qui ne tiendrait pas compte des charges de chaque foyer, mais par des prestations complémentaires adaptées. Les projets de loi dont le Grand Conseil vient d’être saisi seront les garants d’une politique sociale plus équitable et plus incitative. Ils complèteront les efforts menés par l’Etat, les syndicats et les patrons contre le dumping salarial et social.

Relever le défi énergétique

Poser des repères pour avancer, c’est surmonter la crise énergétique. Notre gouvernement prête serment le jour où, à Copenhague, les pays du monde entier se réunissent pour parler du climat. C’est l’occasion de prendre conscience que l’avenir appartient aux économies qui savent réduire leur dépendance à l’égard des énergies non renouvelables. C’est l’un des défis les plus délicats, mais aussi les plus exaltants. La raréfaction des énergies fossiles et leurs effets sur le climat nous obligent à innover, à investir et à diminuer notre consommation. C’est pourquoi nous appelons nos concitoyens à soutenir en votation populaire la nouvelle loi sur l’énergie. Cette loi permettra d’améliorer la qualité de nos habitations tout en créant des emplois, en rappelant que nos ingénieurs savent déjà construire des quartiers autosuffisants. Nous soutenons aussi l’idée d’investir dans des installations géothermiques, et de construire avec nos partenaires français un nouveau barrage en aval de Chancy-Pougny et une centrale chaleur-force alimentée par la biomasse. Il faut ici saluer les intentions des Services industriels de développer l’énergie éolienne. Notre Conseil réexaminera par contre l’opportunité de la construction d’une centrale à gaz à Vernier pour vérifier si elle peut véritablement s’inscrire dans une politique énergétique durable.

Enfin, les entreprises orientées sur le développement durable pourront compter sur les compétences de nos hautes écoles, garantes de la société de la connaissance.

Construire 2'500 logements par an

Poser des repères pour avancer, c’est s’engager à construire plus et mieux. Construire plus, cela veut dire construire 2'500 nouveaux logements par an. A l’allégement des procédures administratives doit aussi répondre notre volonté de réaliser des opérations d’importance prévues par le plan directeur. Il s’agira, durant cette législature, de concrétiser les efforts engagés à la Chapelle-les-Sciers à Plan-les-Ouates, aux Vergers à Meyrin et aux communaux d’Ambilly à Thônex. Il s’agira de réaliser les premières opérations du nouveau quartier Praille-Acacias-Vernets. Il s’agira enfin de préparer l’avenir, en adoptant durant la législature un nouveau plan directeur.
Construire mieux, cela veut dire réaliser des habitations pour toutes les catégories sociales. Car la pénurie est aujourd’hui une réalité pour chacun. Cela veut dire aussi que nous devons veiller, en particulier dans les quartiers suburbains, à la qualité de nos réalisations, à la promotion d’écoquartiers et à la mobilité douce. Nous devons permettre la mixité des populations qui y résident et un équilibre entre l’habitation et les activités professionnelles ou commerciales.

Poser des repères pour avancer, c’est reconnaître qu’aujourd’hui, la moitié de la population mondiale vit en milieu urbain. Dans notre canton, cette proportion atteint même 85%. L’Etat doit enrayer la montée des inégalités et la dégradation des conditions de vie. Dans certains de nos quartiers, des concitoyens ont le sentiment de n’être plus membres à part entière de notre communauté. C’est pourquoi une véritable politique de la ville est nécessaire. Nous lancerons un plan d’investissement axé sur l’école, le logement, la culture, l’intégration et la sécurité qui restaurera le sentiment d’appartenance à son quartier, le bien-être et la qualité de la vie. Penser qualité de la vie, cela signifie que l’on ne veut plus subir la ville, mais la construire comme un lieu de vie, de partage et de civilisation, pour cultiver le plaisir de vivre ensemble.

Garantir la sécurité publique

Poser des repères pour avancer, c’est aussi rappeler que la première de nos libertés s’appelle la sécurité. Les États ont originellement été constitués pour la garantir. Les premières victimes de l’insécurité sont toujours les personnes modestes ou vulnérables qui attendent de l’État un appui ou une protection. Genève doit retrouver, en la matière, quiétude et sérénité.
Nous nous engageons donc à former et à recruter des policiers supplémentaires afin de garantir que l’autorité de l’État soit mieux respectée dans chaque quartier. Ces effectifs supplémentaires devront être l’occasion de repenser l’organisation même de la police, son rôle, les valeurs qui l’animent, sa manière d’être commandée, le fonctionnement de son état-major et son sens des priorités. Le corps de police doit être valorisé dans sa mission d’autorité. Sa présence doit être visible, dans la rue mais aussi dans les postes de quartier. Nous devrons aussi garantir une meilleure coordination avec les polices municipales. La nouvelle loi qui entrera en vigueur dans quelques jours y contribuera.
Il s’agira aussi de rappeler que les criminels doivent aller en prison, et non purger des peines symboliques. Tout ne dépend pas seulement de nous : des réformes fédérales sont attendues et la justice doit, dans le cadre des prérogatives qui sont les siennes, jouer son rôle et assumer ses responsabilités. L’État de Genève doit, pour sa part, mener rapidement à son terme la construction de places de prison supplémentaires et créer un centre de détention administrative pour les délinquants sous le coup d’une décision de renvoi, qui sont indésirables dans notre cité.

Améliorer la mobilité

Poser des repères pour avancer, c’est aussi admettre que nos besoins de transport ont considérablement évolué. La prochaine législature sera celle des grandes infrastructures : le chantier du CEVA qui débutera et nous dotera d’un réseau RER de qualité, mais aussi celui de la 3e voie CFF Genève-Lausanne, qui assurera la qualité et la ponctualité de nos liens avec la Suisse. L’inauguration de la nouvelle ligne des Carpates rapprochera encore Genève de Paris et d’autres capitales nord-européennes. Les nouvelles lignes de trams seront complétées par un nouveau réseau, notamment vers Plan-les-Ouates et Saint-Julien. Leur utilisation, y compris à des fins de livraison de marchandises, doit être encouragée. Cette politique ambitieuse de construction s’accompagnera aussi de parkings d’échange, réalisés de part et d’autre de la frontière, pour soulager le centre urbain et les communes périphériques.
En matière de liaisons internationales, l’aéroport débutera, en 2010 déjà, la construction d’un nouveau terminal gros porteurs. Il constituera le plus important chantier jamais réalisé à Cointrin. Il sera financé par les résultats de l’aéroport lui-même.
Enfin, les études en vue d’une traversée autoroutière du lac devront être lancées par la Confédération. Si des éléments déterminants de sa réalisation et de son financement dépendent de Berne, un point essentiel se décide dans notre seule République: réunir un accord politique large et une adhésion populaire, à l’instar de ce qui vient d’être obtenu pour le CEVA. Nous réunirons cette adhésion autour d’une double vision : d’abord la nécessité d’une traversée du lac mais aussi la volonté de réduire drastiquement le trafic pendulaire et de transit en ville. C’est à notre gouvernement que reviendra la mission de vous en convaincre. Durant cette législature.

Des enjeux démographiques et économiques

Poser des repères pour avancer, c’est faire cohabiter les générations. Jamais, dans l’histoire de l’humanité, la population n’aura vécu aussi longtemps et en aussi bonne santé. Cette évolution heureuse nous impose de répondre au défi du vieillissement. La place des aînés dans la société, la façon de se loger et de vivre, la manière de se soigner et le rôle de ceux qui les aident ont des conséquences significatives sur toute notre communauté.

A ces défis démographiques répondent d’autres enjeux. En matière économique, Genève doit sa prospérité à la présence d’une multitude d’entreprises, de professions indépendantes et de commerces performants, orientés sur la clientèle locale ou actifs sur le plan international. Notre richesse, c’est aussi une industrie bancaire et financière importante et des entreprises multinationales qui ont choisi notre région pour réunir leurs activités. Leur avenir à Genève est lié à des discussions menées sur le plan européen, voire mondial, sur lesquelles notre gouvernement cantonal n’a qu’une influence limitée.

En matière bancaire, notre conviction est néanmoins forte : Genève et la Suisse joueront, comme elles l’ont fait durant les siècles derniers, un rôle déterminant dans la gestion des avoirs privés et institutionnels mondiaux. Le secret bancaire fait encore partie des avantages concurrentiels de notre place financière. Mais l’avenir se décidera en réalité sur d’autres enjeux : pouvoir offrir à une clientèle exigeante des services de très haut niveau, comprendre et anticiper ses besoins, en gérer la complexité fiscale, s’ouvrir à une finance durable où les qualités et la tradition helvétiques font merveille, ou lui proposer de nouveaux produits, par exemple dans le cadre de la gestion alternative où Genève a tout l’avenir devant elle.

Quant au statut des sociétés multinationales, les discussions en cours avec l’Union européenne auront, probablement en 2010 déjà, des conséquences sur la fiscalité de nos entreprises. Elles nous amèneront à des discussions avec les partenaires sociaux patronaux et syndicaux, dans le souci de garantir l’emploi et de rester compétitif sur le plan international. Elles impliqueront aussi les communes genevoises, dans la mesure où le prélèvement d’une taxe professionnelle s’avère tout aussi incertain qu’obsolète.

Tout cela ne doit pas nous faire oublier l’essentiel : la crise économique mondiale est celle d’un modèle de croissance fondé sur l’endettement et sur la surexploitation des ressources naturelles. Il faut remplacer ce modèle par une croissance fondée sur le travail, sur la production de richesse et la préservation du capital environnement. La gestion des deniers publics obéit aux mêmes règles : un État ne peut pas être durablement déficitaire et surendetté. Il doit contribuer aux conditions de sa prospérité. C’est pourquoi le Conseil d’État poursuivra ces quatre prochaines années la politique budgétaire mesurée qui a été la sienne durant ces quatre dernières années. Le plan financier quadriennal qu’il soumettra prochainement en sera l’illustration.

Pour une révision de la Constitution

Ce discours doit être l’occasion de rappeler que, sur le plan institutionnel, notre Conseil d’État sera, si le peuple en décide ainsi, le dernier à fonctionner selon les principes organisationnels fixés par la Constitution de 1847. Nous souhaitons que les travaux de la Constituante aboutissent car notre architecture institutionnelle doit être modernisée et adaptée aux exigences de notre époque. Les rapports entre les organes de l’État, le fonctionnement, la taille et le mode d’organisation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire doivent être revisités, les droits populaires repensés et le fonctionnement de l’ensemble des communes, leur rôle et leur nombre modifiés. Nous attendons donc avec impatience les conclusions prochaines de ses travaux, qui poseront de nouveaux repères pour avancer.

Genève dans le monde

Mesdames, Messieurs,

Genève est une ville internationale et la Suisse doit être un pays ouvert sur le monde. Nous aimons aussi notre pays lorsqu’il a l’âme conquérante. Nous aimons les Suisses qui, bien que modestes, savent se donner les moyens de gagner. Nous aimons ceux qui, dans la culture, le sport, l’économie, la recherche, la science, voient en la mondialisation une opportunité. Et c’est parce que nous estimons que la mondialisation doit obéir à des règles que nous croyons à la nécessité d’avoir des accords bilatéraux avec l’Europe et de nous ancrer davantage dans sa construction. Nous renforcerons la présence à Genève des organisations internationales. Nous sommes fiers de savoir que c’est ici, à Genève, que des questions aussi essentielles que les droits humains, la régulation commerciale, les défis sanitaires ou climatiques sont discutées. C’est pour cela que nous investirons dans la création, la culture, la science et la connaissance.

La Genève internationale, c’est aussi le défi, au quotidien, de faire cohabiter des cultures, des religions et des opinions différentes. Pour préserver notre République des tentations fondamentalistes et des dérives communautaristes et populistes, nous devons aussi affirmer notre attachement à des valeurs. Celle de l’égalité entre hommes et femmes, qui n’est pas négociable. Celle du refus de la violence conjugale, qui ne l’est pas non plus. Celle d’une société laïque, où l’Église et l’État sont séparés et où la loi civile prime sur les idéaux religieux. Seule la loi républicaine assure la paix religieuse et préserve les libertés de chacun, à croire ou à ne pas croire, sous un clocher ou sous un minaret, dans un temple ou dans une synagogue. On ne construit pas une société de justice et de paix en se fondant sur la discrimination et le rejet, mais bien en cultivant des valeurs communes.

Changer de dimension et d’état d’esprit

Gouverner Genève, c’est aussi un état d’esprit. Genève a déjà eu, dans des circonstances bien plus difficiles qu’aujourd’hui, d’autres enjeux à relever. Pensons à la Seconde Guerre mondiale. Genève, endettée comme jamais, traversait une crise sans précédent. Pour la population, faute d’assurance chômage et d’AVS, la perte d’un emploi ou la vieillesse étaient synonymes de pauvreté. C’est pourtant à cette époque que l’on a trouvé le courage de croire en l’avenir et de le construire. Alors que plus aucun avion commercial ne volait, Louis Casaï a voulu une piste en dur à l’aéroport de Cointrin. Sans cette piste, jamais Genève n’aurait pu connaître le développement qui fut le sien. Et la même année, nous avons osé un geste industriel ambitieux en construisant un barrage à Verbois qui permettait à notre canton de produire trois fois plus d’électricité qu’il n’en consommait.

Aujourd’hui, notre République a, une nouvelle fois, rendez-vous avec son destin. Genève entre dans une nouvelle dimension. Elle s’apprête à devenir le cœur d’une véritable agglomération. On a le droit, bien sûr, de le regretter ou d’y voir des risques. Mais on ne peut pas l’ignorer. A ceux qui ont peur parce que le monde change trop vite, l’Etat doit apporter une réponse qui rassure et qui donne l’envie d’aller de l’avant. C’est d’ailleurs la force de notre démocratie : les autorités ne peuvent pas oublier le peuple et avancer sans lui. Elles doivent bien sûr regarder vers l’avant, mais en tendant toujours la main vers ceux qui ont besoin d’aide pour marcher.

Le Conseil d’État a cette double ambition républicaine: l’envie d’avenir et la conscience du passé. Y parvenir est une affaire de volonté. Les défis de Genève exigent aujourd’hui toute l’ardeur de ceux qui contribuent à sa réussite, au gouvernement, au parlement, dans les entreprises et la société civile.

C’est là notre vœu. C’est là notre espoir. Et c’est là notre conviction.

Vive Genève ! Vive la République ! Vive la Suisse !

Le discours prononcé fait foi


Discours de M. Guy Mettan, président du Grand Conseil