Suite aux résultats de la votation du 24 avril dernier
(refus de la modification de la loi sur le chômage), le Conseil
d’Etat a décidé de solliciter des autorités
fédérales une nouvelle prolongation à 520 jours
de l’indemnisation des chômeurs genevois du 1er juillet
au 31 décembre 2005. En effet, la dégradation actuelle
du marché de l’emploi ne fait que renforcer les difficultés
de réinsertion des demandeurs d’emploi, d’où
la nécessité d’une période de recherche
plus longue pour une partie d’entre eux.
Entrée en vigueur le 1er juillet 2003, la nouvelle loi fédérale
sur l'assurance chômage (LACI) limite généralement
le nombre d'indemnités journalières à 400,
et non plus à 520 comme par le passé. Depuis, les
cantons connaissant un taux de chômage de plus de 5% ont toutefois
la possibilité de demander, pour une durée de six
mois, le maintien des 520 indemnités. Dans ce cas, le canton
participe à raison de 20% aux frais engendrés.
Depuis le 1er juillet 2003, de six mois en six mois, le canton de
Genève a demandé et obtenu une telle prolongation.
Pour toute information complémentaire : M. Neil Ankers, directeur général de l'Office cantonal de l'emploi, DEEE, 022 327 69 03.
Le Conseil d’Etat a approuvé, sous certaines réserves,
les avant-projets de modification du code pénal suisse et
du code pénal militaire concernant la responsabilité
pénale des prestataires et les compétences de la Confédération
relatives à la poursuite des infractions commises par le
canal des médias électroniques.
Le gouvernement salue la volonté du législateur de
combler certaines lacunes qui se sont révélées
s’agissant de la répression de la cybercriminalité.
Il ressort en effet de récentes expériences que le
système répressif traditionnel n’est pas adéquat
pour appréhender l’ensemble des comportements punissables
qui peuvent être commis par l’intermédiaire des
médias électroniques.
Les propositions de modification concernant la nécessité
de prévoir des règles spéciales afin d'appréhender
les comportements des différents acteurs intervenant tout
au long du processus de communication d'informations sur Internet,
apparaissent appropriées.
Il est cependant relevé que le projet ne résout pas
l’écueil principal rencontré dans le contexte
de la cybercriminalité, à savoir le caractère
éminemment transfrontalier de ce type de criminalité.
A cet égard, l'entraide judiciaire internationale devra être
développée dans ce domaine et les mesures devront
être prises afin que la Suisse puisse ratifier la Convention
du Conseil de l'Europe sur la cybercriminalité qu'elle a
d'ores et déjà signée.
Pour ce qui est des propositions de modification des compétences
de la Confédération relatives à la poursuite
des infractions commises par le canal des médias électroniques,
même s'il est admissible que, dans la première phase
des poursuites pénales uniquement, l’autorité
fédérale de poursuite pénale puisse assurer
la coordination et ordonner des enquêtes d’une nécessité
urgente, les compétences cantonales devront rester pleines
et entières dans le cadre de l'instruction et du jugement
des infractions commises au moyen d'Internet.
Pour toute information complémentaire : M. Bernard Duport, secrétaire adjoint, DJPS, 022 327 25 05.
Le Conseil d'Etat a adopté deux plans localisés de
quartier (PLQ) situés en zone de développement 3 (zone
affectée à la construction de bâtiments de logements
collectifs et autres activités sans nuisances), dans le quartier
des Eaux-Vives. Tous deux concernent la densification d'un quartier
résidentiel de villas. Ils sont localisés dans la
première couronne urbaine, entre la route de Florissant et
la route de Malagnou et proposent la réalisation de 200,
respectivement 290 logements.
Le premier PLQ est situé au chemin de la Florence et prévoit
l'édification de cinq immeubles de sept niveaux et un immeuble
plus petit de trois niveaux organisés en square autour d'un
espace collectif central. Ils totalisent 200 logements dont les
deux tiers au moins seront destinés à du logement
social.
Le second PLQ concerne le chemin Doctoresse-Champendal et prévoit
la réalisation de quatre immeubles de six niveaux intercalés
par des jardins collectifs ouverts, et cinq immeubles de cinq niveaux
qui forment deux espaces végétalisés. Au centre,
une place publique distribue des rez ouverts assurant transparence
et perméabilité avec les espaces verts. Ce plan permettra
la réalisation de 290 logements.
Dans les deux cas, des parkings souterrains d’un seul niveau
destinés aux habitants seront complétés par
des places de parking en surface.
Les infrastructures scolaires sont proches, avec l'école
Le Corbusier, le cycle d'orientation de la Florence ainsi que le
collège d'enseignement secondaire post-obligatoire Emilie-Gourd.
Le parc Alfred Bertrand est situé à quelques minutes
à pied et les transports publics sont présents tant
sur la route de Florissant que sur la route de Malagnou.
Ces projets de plans localisés de quartier, élaborés
en étroite collaboration entre la Ville de Genève
et l’Etat, ont également été soumis aux
divers services et commissions concernés. Ils tiennent compte
des préavis émis tant par la Commission d'urbanisme
que par les différents départements consultés,
ainsi que des observations formulées par la Ville de Genève.
Par ailleurs, ils n'ont pas fait l'objet d'opposition et peuvent
ainsi être adoptés par le Conseil d'Etat.
Pour toute information complémentaire : Mme Bojana Vasiljevic Menoud, directrice adjointe, Direction de l'aménagement, DAEL, 022 327 45 31.
Le Conseil d'Etat a adopté un arrêté de déclassement
permettant la délivrance d'une autorisation de construire
portant sur la réalisation de 24 logements dans la commune
de Chêne-Bourg, sis 6, 8, 10 et 12 chemin des Chalets.
Cette requête s'inscrit dans le plan localisé de quartier
(PLQ) N°28'420 situé entre la rue de Genève et
l'avenue Petit-Senn. Elle permettra la construction de trois immeubles
avec garage totalisant 17 logements en propriété par
étage (PPE), ainsi qu'un immeuble de sept logements avec
garage de type HM.
Pour toute information complémentaire : M. Fabio Zanasco,
Secrétariat général, DAEL,
022 327 49 13.
Après plusieurs années de travaux menés par
l’Office du personnel de l’Etat en collaboration avec
les associations représentatives du personnel, le Conseil
d’Etat fait un point de situation sur le système d’évaluation
des fonctions, dans un rapport qu’il adresse au Grand Conseil.
Ce système, introduit en 1975, nécessite d’être
complètement remanié.
Le rapport souligne tout d’abord les lacunes évidentes
du système actuel. Celui-ci est resté figé
alors même que l’environnement a profondément
évolué, tant au niveau du contexte professionnel que
des formations, des métiers et des besoins en termes de gestion
des ressources humaines. Cette inadéquation est clairement
mise en lumière par l’explosion du nombre des demandes
de réévaluation individuelles qui ont dû être
examinées ces dernières années. Celles-ci ont
doublé en quatre ans, passant de 468 en 1998 à 898
en 2002.
Il en résulte aujourd’hui une forte incohérence
d’ensemble, de même qu’une charge financière
importante pour l’Etat. Le coût annuel de ces réévaluations
a varié ces dernières années entre 30 et 45
millions de francs par an. Les réflexions sur la réforme
du système doivent donc permettre l’anticipation des
évolutions des métiers et des formations ainsi qu’une
véritable gestion des compétences et des carrières.
Révision des critères
Concrètement, le modèle examiné préconise
entre autres une révision des critères sur lesquels
se fonde l’évaluation. Pour rappel, le système
actuel se fonde sur cinq critères : la formation,
l’expérience, les efforts
physiques, les efforts intellectuels et les responsabilités. Sans
supprimer ces critères, le nouveau modèle les affine
avec l’introduction de valeurs telles que l’innovation,
la créativité, l’expertise ou la communication. A cela s’ajoute
une modification de la pondération des critères qui
augmente le poids relatif alloué aux responsabilités
effectivement assumées et diminue celui de la formation et
de l’expérience professionnelle.
Sur la base d’un test effectué sur 109 fonctions représentatives
à l’Etat, il a été démontré
que le nouveau système déboucherait sur une proportion
de 40% de classifications supérieures, de 22% de classifications
inchangées et de 38% de classifications inférieures.
Les titulaires actuels de ces dernières ne devraient toutefois
pas voir leur salaire diminuer si le principe des droits acquis
est retenu. Il faut relever que ces mouvements, dans les deux sens,
toucheraient des fonctions réparties sur l’ensemble
de l’échelle de classification. On peut donc affirmer
que le nouveau système n’induirait pas un renforcement
de l’écart entre « hautes » et «
basses » classes. Le rapport mentionne le fait qu’aucun
accord n’est intervenu, jusqu’ici, entre partenaires
sociaux, sur les principaux éléments et notamment
la pondération des critères qui joue un rôle
important. Le rapport au Grand Conseil se veut donc un rapport intermédiaire
en vue de la poursuite des travaux.
Parallèlement à ces travaux, le Conseil d’Etat
constate qu’il est nécessaire d’entreprendre
une réflexion sur la politique de rémunération,
en vue de rendre celle-ci plus cohérente et mieux en phase
avec les valeurs de l’institution publique. Pour cette raison,
le mandat du projet a été élargi, en juin 2003,
à une étude de la modernisation du système
de rémunération. Les travaux en cours devront faire
l’objet de négociations avec les partenaires sociaux,
en vue de permettre au Conseil d’Etat de se déterminer
sur des questions telles que le nombre de classes, la prime de fidélité,
le nombre d’annuités par classe, la progression automatique
des indemnités. Un rapport sera remis au Conseil d’Etat
sur ce sujet avant la fin du premier semestre.
Le Conseil d’Etat estime indispensable de surmonter les divergences
existantes et d’aboutir à une vraie réforme
du système car de cela dépend une politique des ressources
humaines moderne et compétitive.
Pour toute information supplémentaire : Mme Eliane Balmas, directrice, Office du personnel de l’Etat, DF, 022 327 59 63.
Le Conseil d'Etat a pris la décision d'autoriser le Fonds
en faveur de la formation et du perfectionnement professionnels
(FFPP) à conserver la moitié des montants non engagés
en 2003 figurant dans une réserve, soit 600'000 francs, ceci
en dérogation à l’exigence réglementaire
de restitution totale à l’Etat des sommes non engagées
durant un exercice.
Cette décision est motivée par le besoin important
de formation qui se manifeste dans certains secteurs professionnels
du canton. Les fonds permettront de qualifier des femmes et des
hommes dans des domaines qui se signalent par une pénurie
de personnel qualifié, les secteurs de la santé et
du social notamment. Ces fonds permettront également de développer
la mise en place d’actions de formation continue au sein d’entreprises
genevoises : le développement des compétences accroît
leur compétitivité et constitue un facteur clé
dans la capacité de leurs employés à obtenir
et à conserver un emploi.
Pour toute information complémentaire : M. Grégoire
Evéquoz, directeur général, Office pour l’orientation,
la formation professionnelle et continue (OFPC), DIP, 022 388 44 25.
En réponse à une motion du Grand Conseil du 25 octobre
2002, le Conseil d’Etat a présenté dans un rapport
détaillé l’ensemble des travaux réalisés
à ce jour au sein de l’administration en matière
de gestion des liquidités. Il y décrit de façon
exhaustive le concept suivant lequel la gestion des liquidités
est mise en œuvre au sein de l’administration afin de
réguler et d’optimiser l’ensemble des flux de
trésorerie.
Par ailleurs, le Conseil d’Etat prépare un protocole
en matière de gestion des liquidités, qui sera appliqué
à l’ensemble de l’administration à partir
du 30 septembre 2005. Les premières règles et directives
ont d’ores et déjà été intégrées
au sein de l’administration, en parallèle à
la mise en place de nouveaux outils de gestion. L’étape
du 30 septembre constitue un élément important du
nouveau concept de gestion globale des liquidités. Présenté
sous la dénomination de « Caisse centralisée
», il s’agit là du prolongement logique et naturel
de la Comptabilité financière intégrée
(CFI). Un projet de loi instituant une telle caisse sera déposé
à la fin du premier semestre de cette année.
Le rapport rappelle que durant la période 2000-2002, la gestion
des finances de l’Etat privilégiait les emprunts à
court terme. C’est à la fin de l’année
2002 qu’une réflexion a été lancée,
compte tenu de l’évolution des taux d’intérêt
à moyen et long termes, afin d’optimiser le flux de
liquidités au sein de l’administration. La période
2003 à 2005 a été marquée par une modification
importante de la stratégie en matière de gestion de
la dette et par l’introduction d’une nouvelle politique
de gestion des liquidités, qui a déjà produit
des économies de l’ordre de plusieurs dizaines de millions
pour le canton de Genève. Le développement de la CFI,
au cours de l’année 2002, a identifié des opportunités
nouvelles en matière de gestion des liquidités, de
gestion des emprunts et de mise en œuvre d’une plate-forme
centralisée de trafic des paiements.
L’un des avantages majeurs de cette nouvelle Caisse centralisée
est de permettre la gestion, en un point unique, de l’ensemble
des flux de liquidités générés par les
services de l’Etat, avec pour objectif l’optimisation
des excédents et des besoins de trésorerie. Cette
gestion centralisée des liquidités par la Trésorerie
générale, qui s’appliquera dans un premier temps
au « Petit Etat » (administration cantonale stricto
sensu), sera par la suite étendue à d’autres
entités du secteur public : Hospice général,
Hôpitaux universitaires de Genève, Université,
etc.
Pour toute information complémentaire : M. Moreno Sella,
directeur général, Administration des finances de
l’Etat, DF, 022 327 85 89.
Le Conseil d'Etat a adopté son rapport au Grand Conseil sur une motion l'invitant à effectuer l’inventaire des toitures des bâtiments publics utilisables pour l’installation d’énergie solaire photovoltaïque (production d’électricité) et thermique (production d’eau chaude sanitaire). L’inventaire se présente sous la forme d’une étude succincte de faisabilité technique et d’opportunité énergétique. Les communes qui le désirent ont été invitées à y participer.
Le rapport indique que la part utilisable des surfaces de toitures
des bâtiments de l’Etat, de la Ville et des communes
est largement suffisante pour atteindre les objectifs cantonaux
de production d’électricité solaire à
moyen terme.
Le canton de Genève a mis en place les conditions cadres
pour passer d’un marché de niche, dans lequel l'énergie
solaire photovoltaïque était subventionnée, à
un marché de masse, dans lequel les Services industriels
de Genève (SIG) assument l’entier de la mise sur le
marché de l’énergie solaire. Pour cela les SIG,
qui ont intégré directement une quote-part solaire
dans leur offre de courant, doivent pouvoir planifier sur le long
terme les installations solaires qui seront à même
de répondre à une demande qu’ils espèrent
croissante. La motion s’inscrit parfaitement dans ce nouveau
contexte. De concert avec les collectivités publiques, les
SIG pourront tirer profit des conclusions détaillées
de l’inventaire afin d’orchestrer le développement
à grande échelle du solaire photovoltaïque.
Cependant, l’installation de panneaux solaires doit impérativement
être coordonnée avec les réfections prévues
des toitures utilisables. Celles-ci doivent tenir compte de la présence
de panneaux sur le toit et être en phase avec leur installation.
Etant donné que les travaux de réfection ne concernent,
pour une période donnée, qu’un petit pourcentage
des bâtiments, il s’agit de saisir chaque occasion qui
se présente pour mettre en adéquation ces travaux
et l’installation de panneaux solaires photovoltaïques.
L’Etat, la Ville de Genève, ainsi que l’ensemble
des communes participent à l’élaboration d’une
base de données regroupant les informations relatives aux
toitures utilisables.
Concernant le solaire thermique, en revanche, il faut relever que
l’eau chaude produite ne peut être utilisée en
réseau, mais doit être consommée sur place.
Or, la majeure partie des bâtiments publics n’a pas
de grands besoins en eau chaude sanitaire. C’est la raison
pour laquelle le solaire thermique, bien que figurant dans l’inventaire,
n’y tient pas une place prépondérante.
Pour toute information complémentaire : M. Jacobus Van der Maas, adjoint scientifique, Service cantonal de l’énergie, DIAE, 022 327 23 40.
Le Conseil d'Etat a adopté un rapport à l'attention
du Grand Conseil sur la pétition « Stop bouchons »
demandant notamment de prendre des mesures pour améliorer
la fluidité de la circulation et la planification des chantiers.
Ce rapport fait état d'efforts notables entrepris par l'Etat
à la fois pour gérer au mieux la recrudescence des
chantiers et pour informer complètement les usagers par le
biais de différents médias.
La gestion de la problématique des chantiers est complexe,
car de nombreux intervenants profitent de ces travaux pour effectuer
des réaménagements sur la chaussée ou le sous-sol.
Une coordination des travaux en sous-sol réunit les collectivités,
corporations ou établissements de droit public sous le nom
d’OGETA (Eau, Gaz, Electricité, Télécommunications,
Assainissement), alors que la Commission de coordination des travaux
en sous-sols (CCTSS) regroupe les principaux utilisateurs publics
ou privés. Quant à l'Office des transports et de la
circulation (OTC), il est chargé de gérer la sécurité
de ces travaux et de mettre en place les déviations, ce qui
a représenté 3'550 rendez-vous de chantier en 2004.
De très gros efforts d'information et de communication, quant
à la circulation, ont été entrepris par le
biais de sites Internet, d'une page hebdomadaire dans la Tribune
de Genève et de publications du Département de l’aménagement,
de l’équipement et du logement (fiches aux riverains,
tout ménage, etc.). Toutes les informations concernant les
chantiers (début et fin des travaux), l'état du trafic
routier et le taux d'occupation des parkings ouverts au public sont
données en temps réel sur le site http://etat.geneve.ch/infomobilite/fr_infomobilite.htm.
Le plan des futures lignes de tram, y compris l'emplacement des
arrêts, l'état d'avancement des travaux et bien d'autres
informations se trouvent sur le site www.way-tram.ch.
Quant au stationnement, l'offre en ville a été améliorée
grâce à des contrôles renforcés qui permettent
une plus grande rotation des véhicules, et au système
des macarons pour les habitants et les commerçants dans les
zones bleues. Les parcs relais P+R permettent aussi de désengorger
le centre-ville.
Pour toute information complémentaire : M. Christophe Genoud,
secrétaire adjoint chargé du domaine des transports
et de la circulation, DIAE, 022 327 25 06 ou Mme Béatrice
Graf Lateo, collaboratrice scientifique, DIAE,
022 327 06 82.
Le Conseil d’Etat a approuvé le nouveau découpage
du canton en sous-secteurs statistiques. Celui-ci comprend désormais
475 sous-secteurs, contre 394 dans le premier découpage.
Il est introduit dans le Système d’information du territoire
genevois (SITG).
Ce découpage revêt une importance particulière
pour la statistique publique, car de nombreuses données peuvent
être diffusées à l’échelon intra-communal
sans restriction liée au secret statistique. Le premier découpage
a été élaboré à la fin des années
quatre-vingt. Respectant les limites des communes, il visait à
constituer des zones aussi pertinentes que possible pour l’observation
du territoire et de son aménagement.
En quinze ans, la population et le parc de bâtiments et de
logements se sont accrus et certaines zones du canton se sont développées
de manière sensible. Pour ces raisons, le découpage
a été révisé, avec l’accord de
l’Association des communes genevoises et de l’ensemble
des services et institutions qui avaient participé à
la définition du premier découpage. La révision
respecte les principes directeurs appliqués pour définir
le premier découpage. Elle tient compte du développement
du canton – y compris du développement prévu
–, des besoins émis par les utilisateurs, ainsi que
des avis des communes et des services de l’administration
concernés. La dénomination de ces nouveaux sous-secteurs
a été examinée de manière attentive
par la Commission cantonale de nomenclature, qui a aussi procédé
au toilettage des noms des anciens sous-secteurs.
Pour toute information complémentaire : M. Roland Rietschin,
directeur adjoint, Office cantonal de la statistique (OCSTAT), DEEE, ( 022 327 85 03.
Répondant à une ancienne motion, qui demandait en
1989 un renforcement des dispositions légales cantonales
régissant les activités de la bourse et du contrôle
de ses activités, le Conseil d’Etat a été
amené à passer en revue les profonds changements qui
se sont produits dans ce domaine au cours des quinze dernières
années.
En substance, l’exécutif rappelle dans son rapport
au Grand Conseil qu’un système de contrôle renforcé
de toutes les opérations financières a été
mis en place au niveau fédéral. Après avoir
décrit les divers aspects de ces dispositions, le gouvernement
relève que ces compétences dévolues aujourd’hui
à la Confédération vont encore s’étoffer.
Constatant dès lors que cette évolution de fond va
exactement dans le sens des invites de la motion concernée,
le Conseil d’Etat propose au Grand Conseil d’en prendre
acte et d’abroger la loi sur la bourse de Genève du
20 décembre 1856 ainsi que son règlement, qui sont
aujourd’hui vidés de leur substance.
Pour toute information complémentaire : Mme Marianne Frischknecht,
secrétaire adjointe, DF, 022
327 82 37.
Le Conseil d’Etat a répondu favorablement à
trois propositions de M. Alain Decrausaz, président de la
Compagnie de 1602.
Le gouvernement accueille tout d’abord positivement la volonté
de la Compagnie de mettre sur pied, à l’occasion du
cortège de l’Escalade du dimanche, un espace pour ses
invités – principalement la communauté internationale
– sur les marches du Grand-Théâtre, modifiant
ainsi légèrement le parcours du défilé.
La seconde initiative doit permettre aux personnes âgées
et résidents d’EMS de suivre le cortège depuis
des bus stationnés dans le périmètre de la
place Bel-Air.
Le gouvernement a enfin pris note que la Compagnie de 1602 est disposée
à participer aux futures manifestations organisées
à Genève ou à Valence dans le cadre de la Coupe
de l’America et souligne son attachement à l’activité
qu’elle déploie.
Pour toute information complémentaire : M. Jean-Luc Chopard,
chef du Service du protocole, CHA,
022 327 22 03.
Le Conseil d’Etat a proclamé Mme Christine Othenin-Girard
(liste « Parti libéral ») élue sans scrutin
à la fonction de conseillère municipale de la commune
de Chêne-Bougeries. Elle remplace M. Julien Terrier (également
liste « Parti libéral »), démissionnaire.
Le délai de recours au Tribunal administratif est de six
jours. Il court dès le lendemain de la publication de l’arrêté.
La vérification des signatures déposées à
l'appui de la demande de l'initiative populaire cantonale «
Pour une meilleure prise en charge des personnes âgées
en EMS » a donné les résultats suivants :
Signatures annoncées : 13’257
Signatures contrôlées : 10’260
Le nombre de 10’000 signatures exigé par la Constitution
est atteint et l’initiative a donc abouti.
Les recours contre la décision en matière de validation
des signatures doivent être adressés au Tribunal administratif
au plus tard six jours à compter du lendemain de la publication
de l'arrêté. Si aucun recours n’est déposé,
l’initiative sera transmise au Grand Conseil.
La vérification des signatures déposées à
l'appui de la demande de l'initiative populaire cantonale «
Energie-Eau : notre affaire ! Respect de la volonté populaire
» a donné les résultats suivants :
Signatures annoncées : 12’257
Signatures contrôlées : 10’526
Le nombre de 10’000 signatures exigé par la Constitution
est atteint et l’initiative a donc abouti.
Les recours contre la décision en matière de validation
des signatures doivent être adressés au Tribunal administratif
au plus tard six jours à compter du lendemain de la publication
de l'arrêté. Si aucun recours n’est déposé,
l’initiative sera transmise au Grand Conseil.
Sur proposition du chancelier d’Etat, le Conseil d’Etat
a arrêté la composition du Groupe interdépartemental
aux affaires internationales. Ce dernier est appelé à
remplacer la Commission interdépartementale sur la Genève
internationale, créée en 1995. Présidé
par M. Laurent Walpen, délégué
aux relations avec la Genève internationale, le présent
Groupe est composé des personnes suivantes, désignées
par leur département respectif : M. Jean-Luc
Chopard (chef du Protocole), vice-président, Chancellerie
; M. Daniel Soom (secrétaire
adjoint), Département des finances ; Mme Ivana
Vrbica (secrétaire adjointe), Département de
l’instruction publique ; M. Bernard
Gut (secrétaire général), Département
de justice, police et sécurité ; M. Beat
Vuagniaux (chef de la Division gérance et conciergerie),
Département de l’aménagement, de l’équipement
et du logement ; M. Michaël Flaks (directeur de la Division de l’intérieur), Département
de l’intérieur, de l’agriculture et de l’environnement
; Mme Sylvie Cohen (directrice des
Affaires extérieures), Département de l’économie,
de l’emploi et des affaires extérieures ; Mme Pauline
de Vos Bolay (secrétaire adjointe), Département
de l’action sociale et de la santé.
Assistent également aux réunions MM. François
Schmidt, directeur du centre d’accueil – Genève
internationale, Melchior Cruz Eya Nchama,
coordinateur ONG, et Amadeo Perez,
ministre, conseiller aux affaires juridiques de la Mission suisse.
Pour rappel, le groupe assiste le délégué en
proposant des solutions adéquates et coordonnées aux
problèmes qui relèvent de l’accueil, de l’implantation
et du maintien des organisations internationales à Genève.
Il se réunit au minimum chaque trimestre sur convocation
du délégué.
Le Conseil d’Etat a désigné Mme Rodica Boaron
Simon en qualité de directrice de la nouvelle Ecole de commerce
du Rolliet.
Née en Roumanie, où elle a accompli sa scolarité
primaire et secondaire, Mme Boaron Simon est arrivée à
Genève en 1976. Elle y a obtenu une licence ès lettres
en 1982, puis le certificat d’aptitude à l’enseignement
secondaire en 1983.
Depuis cette date, Mme Boaron Simon a été enseignante
au Collège de Staël, puis doyenne dans cet établissement
au moment où y a été introduite la filière
commerciale, et enfin chargée de mission dans le secteur
formation professionnelle à la Direction générale
de l’enseignement secondaire post-obligatoire. Elle a présidé
à ce titre la commission « Ecole » chargée
de la mise en place de la nouvelle formation commerciale de base.
Mme Boaron Simon a été chargée de la création
de la nouvelle école de commerce sise provisoirement à
Drize et formant l’embryon de la future école de commerce
du Rolliet. Elle s’est occupée plus particulièrement
de l’introduction à Genève d’un projet
pilote de formation professionnelle commerciale devant conduire
au CFC en école à plein-temps, avec intégration
de formation pratique. Ce projet est piloté par l’Office
fédéral de la formation et de la technologie (OFFT).
Dans le contexte en pleine mutation de la formation professionnelle
commerciale, Mme Boaron Simon a su promouvoir avec enthousiasme
et compétence les changements nécessaires à
Genève.
Pour toute information complémentaire : M. Daniel Pilly,
directeur général de l’enseignement secondaire
post-obligatoire, DIP, 022 327 22
64.
Le gouvernement a arrêté la nomination, au sein de
la Commission de réinsertion professionnelle, de M. Grégoire
Evéquoz, directeur de l’Office pour l’orientation,
la formation professionnelle et continue, en remplacement de M.
Jean-Marc Frère, démissionnaire. Son mandat s’étend
jusqu’au 28 février 2006.
Cette commission se compose d’un représentant du Département
de l’économie, de l’emploi et des affaires extérieures,
qui la préside, de deux représentants de l’Office
cantonal de l’emploi, d’un représentant de l’Office
pour l’orientation, la formation professionnelle et continue
(OFPC), et de quatre représentants des milieux professionnels
et économiques. La commission est chargée de donner
des préavis dans le cadre des mesures qui visent à
la réinsertion des demandeurs d’emploi par des programmes
de formation, de perfectionnement, de recyclage et d’emploi
temporaire. Elle se prononce en particulier sur les cours offerts
aux demandeurs d’emploi en fonction de l’évolution
du marché de l’emploi et sur les programmes collectifs
d’emploi temporaire.
Le Conseil d’Etat a nommé, pour la période prenant
fin le 28 février 2006, M. Marc Jaquet,
en qualité de représentant des milieux agricoles au
sein de la Commission cantonale consultative pour la protection
des animaux. M. Jaquet remplace M. Raymond Donzé, démissionnaire.
La commission a pour but de proposer des mesures préventives,
régulatrices et d’information pour protéger
les animaux. Elle veille au contrôle des conditions de détention
des animaux et du commerce des animaux sauvages. Elle donne un préavis
sur les demandes d’expérimentation animale, participe
au contrôle des expériences, ainsi qu’à
celui des conditions de détention pour animaux de laboratoire.
Le directeur du Service des forêts, de la protection de la
nature et du paysage, le directeur du service de l’agriculture,
ainsi qu’un représentant du secrétariat général
du Département de l’intérieur, de l’agriculture
et de l’environnement font partie de la commission de plein
droit. Le Conseil d’Etat désigne en outre ses dix-huit
autres membres : quatre représentants des milieux de la recherche
scientifique, cinq des sociétés protectrices des animaux,
deux des milieux agricoles, trois de la Chambre syndicale des vétérinaires
genevois, un des sociétés de dressage de chiens, un
des éleveurs de chats, un de l’Association professionnelle
romande des établissements zoologiques et un zoologue.
Pour toute information complémentaire : Mme Laurence Mermod,
vétérinaire, Office vétérinaire cantonal, DIAE, 022 884 99 60.
Le gouvernement a désigné les douze membres de la
nouvelle Commission consultative en matière de gestion des
chiens, prévue par la loi sur les conditions d'élevage,
d'éducation et de détention des chiens du 1er octobre
2003 et son règlement d'application du 6 décembre
2004, pour la période allant jusqu’au 28 février
2006.
Il s’agit de : Mme Astrid Rod,
vétérinaire cantonale, qui préside la commission
; Mme Christina Meissner-Denham,
du Service des forêts, de la protection de la nature et du
paysage ; M. José Gallardo,
de la brigade des chiens de la police ; M. Gérald
Mottier, de l'Association des communes genevoises ; M. Jacques
Dimier, de la Ville de Genève ; M. Michel
Dubouloz, des milieux agricoles ; Mme Bettina
Aberle, de la société genevoise des vétérinaires,
Mme Frédérique Flournoy,
des milieux de protection des animaux ; Mme Elsbeth
Haas, des éleveurs ; Mmes Janine
Schmied et Christiane Perelli,
des éducateurs canins ; Mme Sandrine
Blessing, des milieux de défense des propriétaires
de chiens.
Cette commission a pour tâche d'assister le Département
de l'intérieur, de l'agriculture et de l'environnement dans
l'application de la législation précitée et
de formuler toute proposition utile en matière de gestion
des chiens. Il lui incombe, en particulier, de préciser la
désignation des espaces de liberté pour chiens et
de formuler les propositions utiles à leur gestion, dans
le but de régler l’ensemble des problèmes inhérents
à la forte concentration de chiens à Genève.
Elle constitue ainsi le relais avec la société civile
et un appui indispensable pour le département.
Pour toute information complémentaire : Mme Astrid Rod, vétérinaire cantonale, Office vétérinaire cantonal, DIAE, 022 884 99 60.
| DATE | SUJET | LIEU | DPT | CONTACT |
|---|---|---|---|---|
| 9 mai 10h30 |
Réglementation sur les taxis et les limousines | Salle de conférences du DJPS
(4ème étage) 14, rue de l’Hôtel-de-Ville |
DJPS | Yvette Renard Tél. 022 327 25 53 |
| 12 mai 14h15 |
Mesures pour l’école genevoise | Salle II du DIP, 6, rue de l’Hôtel-de-Ville |
DIP | Olivier Mutter Tél. 022 327 24 61 |
| 17 mai 11h00 |
Fin du programme de démantèlement d’installations potentiellement nocives | La Gradelle Chêne-Bougeries |
DIAE | Dorothée Zarjevski |