Institution fondamentale de la vie politique et des affaires publiques, la chancellerie d'Etat de Genève est investie de multiples missions. Garante des institutions, au service du gouvernement dans la mise en œuvre de son action et point de convergence entre les sept départements cantonaux lors de projets transversaux, la chancellerie s'attache également à donner tout son sens à la notion de service public et assume un important relais entre le citoyen et l'administration. De par sa vocation et ses activités, la chancellerie se situe au cœur de l'Etat et la vie publique.
Cette position centrale ne date pas d'aujourd'hui, mais s'est forgée au fil de l'Histoire. A l'instar de toute institution, les origines de la chancellerie sont à chercher dans le passé. Si, à Genève, les premiers documents attestant l'existence d'un chancelier remontent au Moyen-Age, précisément au XIIème siècle, il faut attendre le XVIème siècle pour voir la chancellerie officiellement décrite comme le secrétariat permanent de l'exécutif et du législatif. La première de ces fonctions constitue aujourd'hui encore une part importante de ses activités.
Institution dont les fondements remontent à un passé lointain,
héritière d'une tradition séculaire, la chancellerie
d'Etat de Genève n'en est pas moins résolument ancrée
dans son temps, anticipant déjà l'avenir. Qu'il s'agisse
de la modernisation de l'Etat ou de la simplification des procédures
administratives, la chancellerie d'Etat se veut en prise directe avec
la société d'aujourd'hui. Avec un objectif constant : être
toujours plus proche du citoyen.
A la tête de la chancellerie d’Etat se trouve le chancelier ou la chancelière,
magistrat-e nommé-e par le Conseil d’Etat tous les quatre ans. Depuis le 7 décembre 2009, en effet, ce poste est occupé par Mme Anja Wyden Guelpa, la première femme à accéder à cette fonction à Genève.
La fonction de chancelier remonte loin dans l’histoire, toujours inscrite au plus haut niveau de l’activité gouvernementale. Sous l’empire romain, il est huissier de l’empereur, à la tête de l’administration publique. Pendant le Haut Moyen-Age, il devient le secrétaire principal du roi et préside son Conseil.
A Genève, la présence d’un chancelier est attestée depuis le Bas Moyen-Age. Le magistrat est alors le principal collaborateur du prince-évêque, chargé de transcrire par écrit ses décisions et arbitrages.
Le titre de chancelier d’Etat du canton de Genève apparaît officiellement avec la Constitution de 1847. Ce texte confie la direction de la chancellerie à un magistrat extérieur au Conseil d’Etat et nommé par lui au début de chaque législature, comme c’est toujours le cas aujourd’hui. Il fait ainsi du titre de chancelier/-ère le plus ancien porté par un magistrat genevois.
Ses fonctions ont bien sûr évolué avec le temps. Aujourd’hui à la tête d’une institution composée d’une septantaine de collaboratrices et collaborateurs, la chancelier assiste en permanence le gouvernement du canton dans le cadre de son action.
Garante du bon fonctionnement des institutions, elle est aussi responsable de l’organisation du dépouillement centralisé. C’est à la chancelière que revient la décision de recompter ou d’annuler un scrutin et c’est également elle qui en communique les résultats. Le projet genevois de vote électronique, salué dans le monde entier, est né et a été développé en chancellerie (www.ge.ch/evoting).
La chancelière préside également le collège des
secrétaires généraux, qui regroupe les secrétaires
générales et secrétaires généraux
des sept départements de l'administration cantonale ainsi que
le directeur général de l'office du personnel de l'Etat.
Au niveau de ses missions, le collège des secrétaires
généraux se réunit chaque semaine afin d'examiner,
sous l’angle administratif, les dossiers soumis au Conseil d’Etat.
La chancelière met en œuvre les décisions du Conseil d'Etat en matière
d'organisation et de gestion transversale des départements.
Elle dirige aussi le groupe interdépartemental consacré au Guichet universel de même que le comité interdépartemental des chargés de communication dont dépend notamment la gestion du site internet de l'Etat.
Sur le plan fédéral, la chancelière est membre de la Conférence
suisse des chanceliers, présidée par Madame la chancelière
de la Confédération. Cet organisme est très actif
sur le plan institutionnel et sur l'organisation du service public en
Suisse.
T. 022 327 95 00
F. 022 327 95 19
Rue de l'Hôtel-de-Ville 2
Case postale 3964
1211 Genève 3
Les bureaux sont ouverts au public :
le matin : lundi à vendredi de 8 h à 12 h
l'après-midi : lundi à jeudi de 14 h à 18 h 00,
le vendredi de 14 h à 17 h 45