Une nouvelle approche de la gestion des eaux en zone villa - Synthèse du 5e webinaire de partage d'expériences Eau en Ville

Gestion des eaux à la parcelle (copyright Atelier Plum)
Gestion des eaux à la parcelle (copyright Atelier Plum)
Retrouvez l'ensemble des présentations sur le sujet qui, au travers d'exemples concrets, d'expertises hydrauliques et d'aménagements paysagers, tentent de répondre à une question cruciale : faut-il vraiment évacuer les eaux de pluie en zone villa ?

De l'importance de la zone villa pour l'eau de pluie

La zone villa occupe à Genève 29 kilomètres carrés, soit environ 40% de la zone à bâtir et 10% de la surface totale du canton.

La surface médiane des 19 000 parcelles que compte la zone villa est de 750 mètres carrés, répartis de la manière suivante.

Répartition des surfaces d'une parcelle de zone villa

La surface non imperméabilisée d'une parcelle type occupe 60% de sa surface totale, soit largement de quoi y acheminer les eaux de pluie tombant sur les surfaces étanches connexes (bâtiments et revêtements).

Même si les capacités d'infiltration du sous-sol ne sont pas excellentes, ce qui est souvent le cas à Genève, il convient de prendre en considération l'importante capacité éponge du sol, en mesure d'absorber de grandes quantités de pluie avant d'être pleine et de déborder.

Il est dès lors important, pour tout projet en zone villa, d'envisager comme première option la déconnection partielle ou totale des eaux de pluie du réseau de canalisations pour les mettre ou remettre dans le sol. 

Présentation introductive de Gaëtan Seguin, chef de projet au sein de l'unité territoire et stratégie et co-pilote de la démarche Eau en Ville, et Florian Kaciel, chef de projet au sein du service d'assainissement et de gestion des eaux, tous deux à l'office cantonal de l'eau

 

La preuve par les calculs

Un secteur composé de 8 parcelles de 600 mètres carrés chacune a fait l'objet d'une étude hydrologique et hydraulique pilote menée dans le cadre de la démarche Eau en Ville.

Etant donné les faibles capacités d'infiltration du sous-sol, l'objectif de l'étude a été de démontrer les possibilités de valoriser les pluies courantes sur la parcelle, en les retenant sur et dans le sol, en les infiltrant autant que possible, et de ne raccorder aux canalisations que les excès d'eau, survenant lors de pluies plus importantes. 

Les calculs ont démontré que pour ce cas précis il était possible de retenir, de valoriser et d'infiltrer sur les jardins des parcelles entre 60 et 80% du volume annuel de pluies tombant sur tout le périmètre, avec une emprise au sol des dispositifs de gestion des eaux de l'ordre de quelques dizaines de mètres carrés par parcelle

Présentation de Renaud Buhl, directeur du bureau RC Ingénierie

 

La preuve par le projet

Sur ce même secteur, un architecte paysagiste a imaginé et dessiné différentes manières de gérer la pluie au travers de dispositifs et aménagements, individuels ou mutualisés, permettant non seulement de valoriser la pluie sur site, mais également d'augmenter la biodiversité, le confort thermique et les qualités paysagères

Ce secteur est également l'occasion d'un retour d'expériences par l'office cantonal de l'eau.

Présentation de Samuel Enjolras et Loïs Morel, Atelier PLUM

 

Présentation de Florian Kaciel, chef de projet au sein du service d'assainissement et de gestion des eaux, office cantonal de l'eau

Documentation


L'équipe Eau en Ville tient à adresser un grand merci :

  • Aux intervenants et intervenantes pour la qualité de leurs présentations
  • A toutes et tous les participantes et participants pour leur écoute attentive et leur implication

A tout bientôt !