La législation fédérale sur l'assurance-maladie,
en vigueur depuis le 1er janvier 1996, a introduit pour toute personne
domiciliée en Suisse une obligation générale
d'être assurée. Cela garantit aux assurés
l'accès aux soins. Les autorités cantonales sont chargées
de veiller au respect de l'obligation d'assurance.
Le 21 juin 1999, les sept accords sectoriels ont été signés
par la Suisse, la Communauté européenne (CE) et ses Etats
membres. Le peuple suisse a approuvé ces accords le 21 mai 2000.
Ils sont entrés
en vigueur le 1er juin 2002.
Le but d'un de ces accords, l'Accord sur la libre circulation des personnes
(ci-après : l'Accord), est l'introduction progressive de la libre
circulation des ressortissants suisses et de ceux des Etats membres de
la CE. L'Accord règle notamment l'assujettissement en matière
d'assurance-maladie des personnes résidant dans un Etat de la CE.
La convention relative à l'association européenne de libre échange
(AELE), regroupant la Suisse, l'Islande, le Liechtenstein ainsi que la
Norvège,
a été signée en juin 2001 et approuvée par
les Chambres fédérales dans l'intervalle. La convention précitée
reprend en matière d'assujettissement à l'assurance-maladie
les mêmes règles contenues dans l'Accord avec la CE, à l'exception
des dispositions particulières régissant la situation des
personnes résidant au Liechtenstein.
Les accords bilatéraux entre la Suisse et l'UE prévoient le principe d'affiliation au lieu de travail. Cela implique que toute personne qui travaille en Suisse y est en principe soumise à l'assurance-maladie obligatoire.
La Suisse a convenu avec les pays frontaliers, dont la France, un accord spécial permettant aux personnes domiciliées en France et travaillant en Suisse de conserver leur assurance dans leur pays de domicile (droit d'option). En savoir plus
Le Gouvernement français accorde aux frontaliers la possibilité de s'assurer pour les frais de santé en France selon les variantes suivantes :
Toutefois, le Gouvernement français a décidé de supprimer cette dernière possibilité (lettre b) à partir du 1er juin 2014 au plus tard.
Toutes les personnes frontalières qui ont déjà fait le choix de s'affilier auprès d'assureurs privés en France, devront être transférées dans le système du régime général de sécurité sociale, soit auprès de la Caisse maladie Universelle (CMU) en 2014.
Dès 2014, les nouveaux travailleurs frontaliers qui résident en France devront choisir entre 2 régimes :
Le choix du système d'assurance-maladie est irrévocable.
Des avantages ou désavantages liés au système d'assurance-maladie (comme la fixation de nouveaux montants de primes ou la modification du catalogue des prestations) ne peuvent pas justifier un nouvel exercice du droit d'option.
Par conséquent, un frontalier qui a choisi de s'assurer en France auprès d'un assureur privé ne pourra pas s'affilier à la LAMal en 2014.
En vertu des accords bilatéraux entre la Suisse et l’Union européenne (UE), les frontaliers sont en principe tenus d’être affiliés à une assurance maladie dans le pays où ils exercent leur activité lucrative. En revanche, les personnes frontalières résidant en Allemagne, en Autriche, en France et en Italie peuvent choisir entre le système d’assurance de leur lieu de travail et celui de leur pays de résidence.
Si vous travaillez à Genève et vous installez en Allemagne, en Autriche, en France ou en Italie, vous disposez de trois mois à compter de votre changement de domicile pour choisir votre système d’assurance-maladie. Si vous souhaitez opter pour le système d’assurance-maladie de votre nouveau pays de résidence, vous devez impérativement, dans un délai de trois mois, déposer une demande d’exemption de l’assurance-maladie suisse auprès du Service de l'assurance-maladie (adresse ci-dessous) et vous affilier au système de votre nouveau pays de résidence. Nous vous signalons que votre choix sera irrévocable.
Les membres de votre famille qui n'exercent aucune activité lucrative devront être assurés dans le même système d'assurance-maladie que vous. Au cas où les deux époux exercent une activité lucrative, les membres de leur famille sans activité lucrative devront obligatoirement être affiliés dans le système d'assurance du conjoint qui exerce son activité lucrative dans le pays de résidence.
Pour toute information complémentaire concernant le régime d’assurance-maladie applicable, pour une éventuelle demande de subside en faveur des personnes de condition économique modeste ou pour vos demandes d’exemption de l’assurance-maladie suisse, nous vous invitons à vous adresser à :
Service de l'assurance-maladie
Route de Frontenex 62
1207 Genève
Tél. : + 41 22 546 19 00
Vous trouverez ci-après le détail des règles d’affiliation pour les frontaliers, les rentiers AVS/AI et les membres de leur famille sans activité lucrative.
En vertu des accords bilatéraux entre la Suisse et l’Union européenne (UE), les rentiers sont tenus d’être affiliés à une assurance maladie dans le pays où ils ont exercé leur activité lucrative. C’est pourquoi les rentiers AVS/AI quittant la Suisse pour un pays de l’UE ou de l’AELE restent soumis à l’obligation de contracter une assurance maladie en Suisse.
Il existe toutefois quelques exceptions, certains Etats ayant demandé une dérogation à ce principe.
Les mêmes règles s’appliquent aux membres de votre famille sans activité lucrative vivant avec vous, sauf dans les pays suivants, où ils seront obligatoirement soumis au régime local : Danemark, Royaume-Uni, Portugal et Suède.
Pour toute information complémentaire concernant le régime d’assurance-maladie applicable, pour une éventuelle demande de subside en faveur des personnes de condition économique modeste ou pour vos demandes d’exemption de l’assurance-maladie suisse, nous vous invitons à vous adresser à :
Institution commune LAMal
Gibelinstrasse 25
4503 Soleure
Tél : + 41 32.625.30.30.
Vous trouverez ci-après le détail des règles d’affiliation pour les frontaliers, les rentiers AVS/AI et les membres de leur famille sans activité lucrative.
Les personnes résidant en Suisse (y compris
les titulaires d'une autorisation de courte durée,
d'un permis de séjour ou d'un permis d'établissement)
sont tenues de s'assurer en Suisse. Exception :
les personnes résidant en Suisse et travaillant dans un pays
de la CE ou de
l'AELE doivent en principe s'assurer dans le pays
où elles
travaillent.
Les personnes touchant une rente suisse (rente principale) et ne résidant pas en Suisse doivent s'assurer en Suisse, à l'exception des personnes résidant au Liechtenstein (principe du lieu de résidence). Les rentiers résidant en France, en Italie, en Allemagne, en Autriche, en Espagne ou en Finlande peuvent, sur demande, rester assurées dans leur pays de résidence (droit d'option).
Les personnes touchant des prestations de l'assurance-chômage suisse et ne résidant pas en Suisse doivent s'assurer en Suisse, à l'exception des personnes résidant au Liechtenstein (principe du lieu de résidence). Les chômeurs résidant en France, en Italie, en Allemagne, en Autriche ou en Finlande peuvent, sur demande, rester assurées dans leur pays de résidence (droit d'option).
Belgique, Grèce, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas,
Islande, Norvège
Les membres de la famille sans activité lucrative (conjoint,
enfants) des personnes mentionnées aux points a à d,
et résidant dans un des pays ci-dessus, doivent s'assurer
en Suisse.
Danemark, Portugal, Royaume-Uni, Suède, Espagne, Liechtenstein
Les membres de la famille sans activité lucrative (conjoint,
enfants) des personnes mentionnées aux points a à d,
et résidant dans un des pays ci-dessus, doivent s'assurer
dans leur pays de résidence. Les membres de la famille sans
activité lucrative d'une personne touchant une rente suisse
et résidant en Espagne doivent en principe s'assurer en Suisse,
mais peuvent sur demande, rester assurées dans leur pays de
résidence (droit d'option) s'ils s'affilient tous ensemble
en Espagne.
France, Italie, Allemagne, Autriche, Finlande
Les membres de la famille sans activité lucrative (conjoint,
enfants) des personnes mentionnées aux points a à d,
et résidant dans un des pays ci-dessus, doivent en principe
s'assurer en Suisse, mais peuvent sur demande, rester
assurées
dans leur pays de résidence (droit d'option).
Choix de l'assureur en Suisse
Les personnes mentionnées aux points a à d et les membres
de leur famille sans activité lucrative devant ou désirant
s'assurer en Suisse, doivent
s'assurer auprès du même assureur.
Les personnes au bénéfice d'un droit d'option et souhaitant le faire valoir doivent procéder à une demande spécifique auprès de l'autorité compétente qui fournira les formulaires y relatifs. Les membres de la famille sans activité lucrative faisant valoir un droit d'option doivent le faire tous ensemble. Le droit d'option ne peut être exercé qu'une seule fois. Il est définitif et irrévocable.
L'Accord sur la libre circulation des personnes prévoit
le principe de l'accès aux soins dans le pays de domicile
et ce, quel que soit le pays où la personne est assurée.
Ce principe souffre quelques exceptions. Par exemple, les travailleurs
frontaliers assurés en Suisse selon la LAMal ont la liberté de
choix du lieu de traitement et peuvent se faire soigner soit en
Suisse, soit dans leur pays de résidence. En outre, certains
Etats de l'UE donnent la possibilité à leurs résidants
assurés en Suisse selon la LAMal d'accéder aux traitements
en Suisse (Allemagne, Autriche, Belgique, Pays-Bas, France).
En cas de séjour temporaire en Suisse ou dans un pays de l'UE ou
de l'AELE (vacances, voyage d'affaires, etc…), l'Accord sur la libre
circulation des personnes garantit un accès aux soins nécessaires,
ainsi qu'une entraide réciproque en matière de prestations
(procédure de remboursement inter-étatique).
Sur requête auprès du SAM (auprès de l'Institution commune LAMal pour les personnes touchant une rente suisse), les personnes assurées en Suisse sans y résider, peuvent, sous certaines conditions et si elles se trouvent dans une situation économique modeste, avoir droit à une réduction de leurs primes pour l'assurance obligatoire des soins.
Des informations complémentaires peuvent être
obtenues à l'adresse ci-dessous.
Tableaux synoptiques d'assujettissement et d'accès aux soins :