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Amiante

Foire aux questions (fAQ)

  • Glossaire pour la lecture des diagnostics amiante

    Définitions des termes employés dans les diagnostics amiante - 19 janvier 2010
  • Quels sont les risques réels auxquels s'expose un enseignant, un élève ou tout autre utilisateur de locaux contenant de l'amiante ?

    Le risque d'exposition avoisine zéro car on applique désormais, à titre préventif, le «principe de précaution» pour les bâtiments suspects dont on ne connaît pas encore la répartition des matériaux en amiante.
  • Mais alors pourquoi deux personnes ont-elles été contaminées au Foron? Que signifie pratiquement le «principe de précaution»?

    Le «principe de précaution» revient à interdire toute manipulation risquant de mettre à jour et de diffuser dans l'air des fibres d'amiante tant qu'une expertise n'aura pas jugé que le bâtiment est dépourvu de matériaux contenant de l'amiante. Il s'agit aussi bien de procéder à une expertise systématique avant travaux en cas de matériaux susceptibles de contenir de l'amiante que d'interdire aux usagers de porter atteinte, de quelque manière que ce soit, à la structure d'un bâtiment
  • Le nombre d'années durant lesquelles un individu travaille ou vit dans un bâtiment contenant de l'amiante, constitue-t-il un facteur aggravant quant aux risques d'exposition?

    Le nombre d'années de travail dans un bâtiment ne constitue pas en lui-même un facteur aggravant. Ce n'est pas la présence d'amiante en tant que telle qui pose une difficulté, mais la possibilité d'effraction de matériaux avec libération de fibres d'amiante.
  • Quels sont les principaux symptômes d'une exposition à l'amiante? Combien de temps faut-il avant que ces symptômes se manifestent?

    Il n'y a pas de symptômes spécifiques d'une exposition à l'amiante. La découverte la plus fréquemment associée à une exposition à l'amiante est la présence de plaques pleurales qui généralement ne causent pas de symptômes. L'asbestose (fibrose pulmonaire causée par l'amiante) est liée à une exposition intensive durant une longue carrière professionnelle et concerne des métiers à risque (comme ceux du bâtiments). L'asbestose s'apparente à la symptomatologie qu'on observe chez les personnes souffrant de silicose, c'est-à-dire le développement progressif d'une insuffisance respiratoire. Quant au cancer du poumon provoqué par l'amiante, les symptômes variés ne diffèrent pas de ceux provoqués par le cancer relatif à la fumée de cigarette. Enfin, le mésothéliome (cancer de la plèvre), pourtant très souvent lié à l'amiante, recouvre lui-même un ensemble de symptômes eux aussi peu spécifiques.
    Généralement, on admet que la période de latence pour le développement des pathologies liées à l'amiante (plaques pleurale, asbestose, cancer du poumon, mésothéliome) est de 15 à 45 ans.
  • Un contrôle médical va-t-il être organisé pour le personnel ayant travaillé ou travaillant dans des établissements contenant de l'amiante?

    Un suivi médical ciblé sera le cas échéant mis en place pour les collaborateurs susceptibles d'avoir été exposés dans des bâtiments dont il aura été avéré, expertise à l'appui, qu'ils contenaient de l'amiante sous une forme pathogène et dont l'analyse historique des travaux aura permis d'identifier un risque spécifique.
    Cette prise en charge médicale se fera sur le modèle et d'après l'enseignement tiré de la démarche réalisée avec les collaborateurs du Foron.
  • Quelles sont les mesures prises par les pouvoirs publics sur les bâtiments contenant de l'amiante ?

    L'Etat de Genève a mis sur pied une campagne visant à établir une cartographie de la présence d'amiante dans les bâtiments qui sont sa propriété, entraînant des expertises systématiques de tous les lieux potentiellement concernés. Cette campagne de diagnostic débutera au cours de l'été 2008 et s'étendra sur environ trois ans.
    Parallèlement à cela, l'Etat a établi et publié sur Internet (www.ge.ch/amiante) une liste des bâtiments susceptibles de contenir de l'amiante compte tenu de leur date de construction (connue ou estimée). Pour tous ces bâtiments et par principe, aucune intervention (travaux) n'est autorisée sans qu'une expertise préalable n'ait été réalisée. Une fois les conclusions de l'expertise connues, les travaux peuvent avoir lieu selon les recommandations du Service cantonal de toxicologie industrielle et de protection contre les pollutions intérieures (STIPI) ou de tout autre expert reconnu. Cette directive est valable pour tous les travaux, planifiés ou non, qui ne présentent pas un caractère d'urgence particulier.
    Dans le cas de travaux d'urgence, nécessaires pour protéger les utilisateurs et sauvegarder le bâtiment, on applique la procédure suivante:
    • les locaux sont interdits d'accès jusqu'à ce qu'une expertise soit réalisée et ses conclusions mises en œuvre
    • une expertise est immédiatement réalisée
    • les entreprises appelées à intervenir sont averties qu'il s'agit d'un bâtiment/matériau susceptible de contenir de l'amianteles travaux sont menés selon les recommandations du STIPI ou de l'expert reconnu.
  • Comment peut-on détecter de l'amiante dans un bâtiment?

    Il faut savoir qu'il n'existe pas, à l'heure actuelle, de recensement des bâtiments publics contenant de l'amiante à l'exception d'une liste établie par l'Office fédéral de l’environnement de la forêt et des paysages (OFEFP) en 1986, envoyée aux cantons, concernant les bâtiments floqués publics et privés. Cette liste n'est pas exhaustive pour les flocages et n'inclut pas non plus les bâtiments qui contiendraient des matériaux amiantés sous une autre forme, comme des faux-plafonds. La seule façon de déceler la présence de matériaux contenant de l'amiante est d'ordonner une expertise par des experts qualifiés de tous les bâtiments dont l'année de construction est antérieure à 1991. Un cahier des charges a été édicté; tous les matériaux répertoriés comme contenant de l'amiante devront faire l'objet d'une analyse de risques afin de déterminer l'urgence de l'assainissement. Selon le risque, une analyse de fibres d'amiante dans l'air est demandée pour vérifier qu'elle est inférieure à la valeur recommandée.
  • Sous quelle forme trouve-t-on de l'amiante dans ces bâtiments?

    Il existe un très grand nombre de matériaux contenant des fibres d'amiante classés en deux catégories: les matériaux à base d'amiante faiblement aggloméré (flocages, calorifugeages, faux-plafonds, etc.) et les matériaux à base d’amiante fortement aggloméré comme les fibrociments et certains types de revêtement de sol. Il est absolument impossible d'être exhaustif (environ 3000 matériaux ont été répertoriés). Dans les matériaux couramment rencontrés, on peut citer les cartons amiantés derrière les tableaux électriques et les luminaires par exemple, les tissus amiantés ignifuges, les colles de carrelage, les joints de fenêtre, etc.
  • Comment assainit-t-on les bâtiments contenant de l'amiante?

    Il n'y a pas de possibilité de neutraliser l'amiante. Dans certains cas, il est possible de rendre l'amiante inaccessible par des moyens physiques. Ceci est nécessaire dans des situations de risque avéré dans l'attente d'un désamiantage définitif.

    L'amiante peut être retirée par des entreprises spécialisées. Toutefois, en fonction des travaux à effectuer, diverses mesures peuvent être prises ou adaptées, allant jusqu'au confinement des lieux.
  • L'utilisation de l'amiante est-elle réglementée sur le plan fédéral et/ou cantonal?

    En ce qui concerne la concentration de fibres d'amiante respirables (FAR) dans l'air, la valeur d'immission recommandée par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) est de 700 FAR/m3. Elle est fixée par la directive CFST 6503 (Amiante floqué et autres matériaux à base d'amiante faiblement aggloméré).
  • Utilise-t-on aujourd'hui encore, pour la construction, des matériaux à base de fibre d'amiante?

    Non, l'amiante n'est plus utilisé dans la construction des bâtiments. Son interdiction dans les matériaux du commerce a été édictée lors de la parution de l'Ordonnance sur les substances dangereuses pour l'environnement (OSubst) en 1986. Des délais pour la mise en exécution de cette ordonnance, fixés pour certains types de matériaux, sont échus en 1991; c'est pourquoi seuls les bâtiments construits avant cette date doivent faire l'objet d'une expertise.
  • Quels types de bâtiments (écoles, administrations, hôpitaux, bâtiments privés) sont susceptibles de contenir de l'amiante?

    Le seul critère valable est celui de la date de construction. Tous les bâtiments dont l'année de construction est antérieure à 1991 sont susceptibles de contenir de l'amiante.